
Sa défense le décrit comme un homme sans idéologie ni appartenance. Pourtant, l'ébauche de roman retrouvée dans l'ordinateur de Romain Bouvier, jugé depuis le 7 septembre pour la mort de Federico Martín Aramburú, dit tout le contraire. Sous les traits à peine voilés de son narrateur, on retrouve sa vie, ses amitiés et ses haines. On y lit aussi, intact, l'imaginaire fasciste français : culte de la guerre, fantasme du mercenaire, racisme, sexisme et adoration d'Hitler.
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Margaux Simon