
À l'occasion des élections municipales, Blast a comparé les listes des élections étudiantes au CROUS en 2024 et en 2026 avec celles du scrutin municipal des 15 et 22 mars. Résultat : au moins 42 candidats de l'UNI, un syndicat étudiant proche de l’extrême droite, figurent aussi sur des listes municipales. On retrouve ces militants un peu partout sur l’échiquier de la droite. Certains se présentent sur des listes de la macronie, d’autres chez LR, au RN ou chez Reconquête. L’UNI apparaît ainsi comme un véritable trait d’union entre toutes les droites. Cette présence politique apparaît alors que le syndicat est régulièrement épinglé pour des cas de saluts nazis dans ses rangs. Un exemple illustre cette porosité avec l’extrême droite la plus radicale. À Mulhouse, une candidate Reconquête, responsable locale de l'UNI, milite aussi à l'Action française. Elle revendique l’héritage de Charles Maurras, idéologue antisémite qui appelait à retirer la nationalité française aux Juifs.
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Morgane Sabouret