Cordistes, enquête sur une profession hautement mortelle (partie 1)

Recours abusif à l'intérim, formation inexistante, défaut d’encadrement, appel injustifié aux travaux sur cordes, interventions d’ouvriers qui ne peuvent s'encorder... Blast a enquêté sur les accidents mortels qui frappent le milieu des cordistes, hanté par les silos de sucre de Cristal Union à Bazancourt, qui ont enseveli trois des leurs en 2012 et 2017. Premier volet de notre enquête ce mardi, jour de l’ouverture à Reims du procès en appel du géant du sucre (et son prestataire de nettoyage).

« Pour Arthur et Vincent, il n'y a plus rien à faire, un procès ne les ramènera pas. Mais, surtout, faites en sorte que ça ne se reproduise pas. » Quand Marion Vernhet et Fanny Maquin adressent ces mots à leur avocat respectif (1), elles sont loin de se douter qu'un troisième cordiste connaîtrait la même fin atroce que leurs compagnons : Arthur Bertelli et Vincent Dequin sont morts le 13 mars 2012 au fond du plus haut silo du site Cristal Union (propriétaire des marques Daddy et Erstein) de Bazancourt, dans la Marne, asphyxiés sous plusieurs milliers de tonnes de sucre. Ils avaient 23 et 33 ans.

Arthur Bertelli avait 23 ans quand il est mort enseveli au milieu de 5 000 tonnes de sucre appartenant au propriétaire des marques Daddy et Erstein. Pris au piège.


« L'accident est arrivé à leur première descente, lors de leur première journée de travail, se souvient Fanny Maquin pour Blast. Accrochés à leur baudrier, ils devaient casser, décoller et gratter avec des pelles et des pioches le sucre collé aux parois du silo. Du sucre dur comme du caramel ». Impossible de piocher et pelleter, ainsi suspendu dans le vide : les pieds des quatre cordistes reposent sur les dix à quinze mètres de sucre de ce silo de 54 mètres de haut. Soudain, deux trappes de vidange - capables d'écouler une moyenne d'une tonne de sucre à la minute - s'ouvrent sous leurs pieds. Elles ont été actionnées par les responsables de Cristal Union et de Carrard Services, le prestataire de nettoyage (2). Dans le silo, un cratère se forme alors, emportant deux cordistes vers le fond. « Arthur a été enseveli tout de suite, ça s'est passé en une fraction de seconde. Vincent, lui, il est resté un moment enseveli jusqu'au cou », lâche la compagne de ce dernier.

En nous laissant feuilleter l'album photo qu'elle lui a dédié, Fanny Maquin se souvient de Vincent Dequin, ce « grimpeur né » qu'elle a rencontré au lycée.

Quentin Z, le gars qui piochait au fond d'un silo surchauffé et obscur

Le 21 juin 2017, Quentin Zaraoui-Bruat meurt à son tour enseveli sous 370 tonnes de pellets de drêches de blé. Lui aussi était chargé de décolmater ces résidus de céréales des parois du silo appartenant à Cristal Union – ou plutôt sa filiale, la distillerie Cristanol, récemment fusionnée et absorbée par sa maison mère. Là encore, des trappes de soutirage – deux sur trois – ont été ouvertes par un opérateur de Cristanol. Là aussi, entre le donneur d'ordres et son sous-traitant, aucun moyen de communication n'était prévu. Ni d'évacuation, ni de secours, non plus. Ni aucune consignation des trappes, permettant aux cordistes de les verrouiller le temps de leur intervention.

Le silo où Quentin Zaraoui-Bruat, 21 ans, a trouvé la mort, sur le site Cristal Union de Bazancourt, l’une des plus grandes bioraffineries au monde. (c) France Timmermans

Survenus à quelques dizaines de mètres et cinq ans d'intervalle, dans des circonstances étrangement similaires, les deux drames de Bazancourt n'ont pas connu les mêmes débouchés judiciaires. Cristal Union n'a pas été citée à comparaître au pénal pour la mort de Quentin Zaraoui-Bruat. Seule l'Entreprise de travaux en hauteur (ETH), qui l’employait comme intérimaire, a écopé de 10 000 euros d'amende avec sursis, notamment pour « homicide involontaire par personne morale dans le cadre du travail » (3). Quelques mois plus tôt, en janvier 2019, Cristal Union et Carrard Services avaient pourtant été condamnées à 100 000 euros d'amende par ce même tribunal, pour blessures et homicide involontaire sur Arthur Bertelli et Vincent Dequin – peines auxquelles s'ajoutait de la prison avec sursis pour leur chef d'établissement respectif. Mais Cristal Union avait fait appel. Ce mardi 21 septembre, l'audience à la cour d'appel de Reims doit conclure neuf ans et demi de procédures judiciaires et de cauchemars pour les proches des victimes.

Ami et collègue de travail de Quentin Zaraoui-Bruat, Éric Louis a tiré du scandale de sa mort un livre coup de poing (On a perdu Quentin, Éditions du commun, 2018). Cet ouvrier – qui n'est plus cordiste aujourd'hui – revient sur la création de l'association qu'il préside, Cordistes en colère, cordistes solidaires, qui s'est constituée partie civile dans le procès qui ouvre ce mardi à Reims.
Janvier 2019, réunion des Cordistes en colère, cordistes solidaires au moment du premier procès à Reims (en 1ère instance) de la mort d'Arthur Bertelli et Vincent Dequin. (c)France Timmermans



Deux tiers d’intérimaires

Malgré la mort de Quentin - son retentissement médiatique et le séisme provoqué dans la profession -, au moins cinq autres cordistes sont décédés depuis. Derrière ces chiffres, il y a des visages, des noms, des familles endeuillées - brisées. Des témoignages, des proches et collègues des victimes. Mais aussi des rapports de l'inspection du travail et parfois même des décisions de justice. Autant d’éléments qui jettent une lumière crue sur les conditions d’exercice de ces ouvriers de l’extrême, et sur les travaux sur cordes.

Janvier 2019, première audience du procès sur la mort d'Arthur Bertelli et Vincent Dequin, au tribunal correctionnel de Reims. Au centre, Marion Vernhet et Fanny Maquin sont assises à droite de Frédéric Soulier, l'un des deux cordistes a avoir survécu à la tragédie qui a emporté ses compagnons. (c)France Timmermans


A partir des années 80, les travaux sur cordes se sont professionnalisés, avant de se développer de manière fulgurante au tournant des décennies 2000 et 2010. En 2009, le Syndicat français des entreprises de travaux en hauteur (SFETH) recensait 5 680 cordistes. Ils étaient 8 625 en 2016, et 15 643 en 2020. Mais cette explosion serait-elle aussi celle… de la précarité ? La question est légitime. En effet, le nombre de cordistes intérimaires est passé de 4 200 à 11 000, entre 2016 et 2020. Et les agences de travail temporaire qui proposent occasionnellement ou exclusivement des travaux sur cordes de 50 à 135, sur la même période. Dans un même temps, la seule diminution notable dans ce tableau est celle des entreprises qui font du travail sur cordes en activité permanente (726 en 2016, 602 en 2020), ou de manière occasionnelle (138 en 2016, 54 en 2020).

« L’envolée record » d’une pratique… interdite par le code du travail

Étrange paradoxe : alors qu'ils sont interdits par le code du travail, « les travaux en hauteur enregistrent une envolée record », comme le quotidien Les Échos le relevait en mai 2018. En effet, l’article n°R4323-64 du code du travail le précise, les cordistes n'ont le droit de déployer leur matériel que sur les chantiers où tout autre équipement technique d’accès (comme la nacelle) est impossible, ou plus risqué.

Cinq nouveaux accidents mortels donc, depuis celui de Quentin Zaraoui-Bruat en juin 2017. L'un d'eux au moins - celui de Mickaël Beccavin, un père de famille de 39 ans - n'aurait jamais dû se produire si ce principe de base avait été respecté. Le tribunal correctionnel de Nîmes l’écrit noir sur blanc dans son jugement rendu en juin dernier, qui condamne la société Eiffage Construction Gard à une amende de 100 000 euros pour homicide involontaire et « mise à disposition pour des travaux en hauteur temporaires de plan de travail non conforme »…

Extrait de la décision (délibéré du 4 juin 2021) du tribunal correctionnel de Nîmes.


Sous-traitance en cascade

À cinq minutes à pied de la gare de Nîmes, les habitants du Trigone, un ensemble immobilier cosy de la préfecture du Gard, ne savent probablement rien du drame qui s'est joué sous leurs fenêtres trois ans plus tôt. Ce devait être « la plus grande opération résidentielle du Languedoc-Roussillon » qu'Eiffage Immobilier, le co-promoteur, promettait de terminer à « l'été 2018 ». Malgré le retard, le programme a bien été livré. À un détail près : seuls quatre balcons brisent l’uniformité de la façade d'une résidence étudiante. Quatre sur les 36 prévus : Mickaël Beccavin s'apprêtait à poser le cinquième quand il a chuté douze mètres plus bas, le 6 mars 2018.

Le 6 mars 2018, Mickaël Beccavin va poser un balcon sur la façade de cette résidence étudiante en construction à Nîmes, quand il chute...


En charge du gros œuvre, Eiffage Construction Gard (le donneur d'ordres) avait confié à l'entreprise de métallerie-serrurerie ALS Ciciarelli (la sous-traitante) la fixation des balcons qu'elle devait elle-même fabriquer. Mais dans les faits, leur « pose effective » revenait à la société occitane Sud Acrobatic. Une sous-traitante de la sous-traitante dont le maitre d'ouvrage n'était pas informé de la présence sur son chantier – autre motif de condamnation retenu contre la filiale locale d'Eiffage…

Un choix essentiellement guidé par les seuls critères économiques


« La présence d'une entreprise de travaux acrobatiques sur le chantier du "Trigone" est loin d'apparaitre comme une évidence. » Pour Roland Migliore, inspecteur du travail à la Direccte Occitanie, l'objectif des deux donneurs d'ordres était de laisser les travaux de maçonnerie se poursuivre, « probablement pour tenir les délais de livraison de l'ouvrage », quitte à rendre « plus compliquées, voire irréalisables » l'option d'une « solution sécurisée » - comme la nacelle ou l'échafaudage, pour la pose des balcons métalliques. La conclusion des 73 pages de son procès-verbal est accablante.

Extrait du procès-verbal de Roland Migliore, inspecteur du travail, daté d'août 2019.


Cordiste depuis treize ans, Mickaël Beccavin travaillait pour Sébastien Gimard, le patron de Sud Acrobatic, depuis 2010. Lors de son audition pour les besoins de l’enquête, le chef d’entreprise le présente comme son « bras droit », son « ami » - un technicien « confirmé ». Le jour du procès, cela n'empêchera pas l'avocat de Sud Acrobatic de rejeter la faute sur « l'erreur individuelle » et « l'attitude irrationnelle » de la victime.

« Erreur de livraison » mortelle

Le 6 mars 2018, Mickaël Beccavin s'était certes attaché « à une corde non nouée à son bout » « et dont la longueur s'avérait insuffisante pour être utilisée comme corde de travail ou de sécurité ». Une corde « trop courte » donc (sept mètres, au total), avec « un embout effiloché en forme de pompon », écrit l'inspection du travail. Qui précise toutefois que la chute mortelle est survenue alors que l‘ouvrier « descenda[i]t en rappel pour rejoindre le poste de travail demandé » : le balcon métallique numéro 7, « livré par erreur » par Ciciarelli… Sans cette « erreur de livraison » commise par la société nîmoise – elle sera « relaxée des fins et poursuites » du fait de sa liquidation judiciaire prononcée... un mois avant le procès –, Mickaël Beccavin n'aurait jamais dû intervenir à cet instant sur ce balcon.

Mort à 39 ans d’une chute de 12 mètres, Mickael Beccavin laisse derrière lui une maman et une fille seules. Pour… un balcon livré par erreur.


Sandrine Philippon a rencontré Mickaël Beccavin en 2006. Ensemble, ils ont eu une fille, qui a 11 ans aujourd'hui. A ses yeux, c'est sûr, « un excès de bonne volonté et un chantier très mal organisé » ont concouru à la perte de son compagnon. « Le chantier avait été stoppé une semaine à cause des intempéries, témoigne-t-elle auprès de Blast. À son retour, Mickaël a dû faire confiance au matériel qui était en place et n'a pas dû voir que la corde était sectionnée, parce que la pose du balcon sur ce pan de mur s'est faite en urgence à cause de Ciciarelli, qui s'est trompé de balcon. Pour ne pas perturber le chantier, les cordistes n'ont pas osé refuser de le poser. D'autant que ses collègues et lui n'en pouvaient plus de ce chantier qui n'arrêtait pas de se prolonger, parce que Sud Acro avait minimisé le devis. »

La corde manquante

Trois ans plus tard, on ne sait toujours pas si cette corde a été coupée par erreur, par malveillance ou… « à cause de la neige qui a précédé l'opération » - l’hypothèse avancée par Sébastien Gimard. Ce « mystère », que le président du tribunal correctionnel de Nîmes a longuement tenté en mai de percer, occulterait presque une autre question tout aussi importante : « Pourquoi Mickaël n'était-il pas équipé d'un mécanisme antichute ?, s’interroge Grégory Molina, partie civile au procès en tant que représentant de l'association Cordistes en colère, cordistes solidaires. Dans le matériel retrouvé sur lui, pris en photo dans le dossier d'instruction, il n'y a aucune trace d'antichute. On peut disserter sur la raison pour laquelle la corde était coupée, le fait est que, s'il avait été correctement équipé, sa chute aurait été bloquée et l'accident ne serait certainement pas survenu. »

Le peu de réglementation qui encadre ce type d’interventions impose clairement aux ouvriers de s'attacher à deux cordes, dont une « de sécurité », « équipée d'un système d'arrêt des chutes ». Pourtant, sur les photographies illustrant le site Internet de Sud Acrobatic, on peut voir les cordistes travailler sur des chantiers… simplement équipés par le bas des harnais, c'est-à-dire sans les bretelles sur lesquelles s'attachent... l'antichute et la corde de sécurité. Même Sébastien Gimard, le patron de l’entreprise, pose ainsi pour la presse locale...

Grégory Molina a tenté de soulever le problème à la barre du tribunal. « Mais le président m'a aussitôt recadré, assure le cordiste intérimaire. Il est parti du principe que sur la photo prise le matin de l'accident, on voit que, sur le poste de travail que Mickaël occupera au moment de l'accident, il y a bien deux cordes. Mais si la deuxième n'est pas équipée d'un antichute, ça n'en fait pas une corde de sécurité pour autant... »

Sud Acrobatic diffuse sur son site Internet des photos comme celle-ci, où l'on voit des cordistes travaillant sur un toit sans être reliés à une ligne de vie (une seule corde). Pourtant, la réglementation pour les situations de travail dites de « plain-pied » l'impose.

En juin dernier, l’entreprise Sud Acrobatic a finalement été condamnée à 4 000 euros d’amende, pour « réalisation de travaux sans remise d’un Plan particulier de sécurité et de protection de la santé ». Mais Eiffage a fait appel de la décision du tribunal correctionnel de Nîmes. Une nouvelle date d'audience est attendue.

 Je m'écrase dix mètres plus bas sur une dalle en béton

Ce n'est pas la première fois que Sébastien Gimard, le gérant de l'entreprise de travaux en hauteur occitane, se fait recadrer par la justice pour recours injustifié à l’intervention de cordistes. Le 14 septembre 2015 – deux ans et demi avant la mort de Mickaël Beccavin –, Adrien Santoluca, un intérimaire de 29 ans, fait une chute qui manque de lui coûter la vie alors qu'il est chargé d'entretenir un pignon et des plaques de fibrociment amiantées sur le toit d'un hangar du port de commerce de Sète. Dans les tous derniers instants de sa toute dernière journée de travail, au terme d'un chantier débuté deux mois plus tôt, sur une partie très endommagée du toit – mais ça, Adrien n'en avait pas été informé –, des plaques de fibrociment cèdent sous son poids.

L'accident d'Adrien Santoluca sur le port de commerce de Sète est survenu sur le toit du hangar marron (en bas, à droite sur cette capture d'écran d'une vidéo promotionnelle).


L'ancien cordiste n’a pas oublié ce terrible souvenir. Il le raconte à Blast : « Je m'écrase dix mètres plus bas sur une dalle en béton... Sur le dos... Les douleurs sont si intenses que je me sens partir... Les secouristes me conduisent au CHU de Montpellier, entre la vie et la mort. J'ai des contusions pulmonaires, le bassin en miettes, avec tout un tas de sections nerveuses touchées. Personne n'aurait imaginé que je remarcherais un jour », se souvient l'ancien cordiste - qu'aucune corde ne retenait.

Et pour cause : « Il n'y avait pas la moindre possibilité de s'encorder, poursuit Adrien Santoluca. Il y aurait eu largement la place pour installer un échafaudage tout le long du pignon. Pendant que les ouvriers du port bossaient sous nos pieds, on évacuait des énormes sacs de gravats quelques mètres plus haut... On portait ces sacs sur les toitures des hangars, sans la moindre corde, sans main courante non plus, sans ligne de vie, sans rien pour nous retenir en cas de chute... »

 La pose de filet ? Plus chère que tout mon devis

Même les filets anti-chute qu'Adrien Santoluca propose d'installer, Sébastien Gimard les refuse, « parce que ça l'aurait obligé à revoir le devis à la hausse et qu'il craignait que le client refuse de passer par sa boîte... », rapporte l'homme de 35 ans, qui est encore réveillé en sursaut la nuit à cause de douleurs fulgurantes au bassin et aux jambes. Ou de cauchemars.

Sébastien Gimard l’expliquera d’ailleurs sans détours à l'inspection du travail : « Pour quatre plaques à changer et une inspection, la pose de filet est plus chère que tout mon devis. » Une phrase édifiante reprise dans le jugement rendu par le tribunal correctionnel de Montpellier, en janvier 2019.

La justice n’a pas pris de gants pour ce chef d'entreprise qui n'a pas « pris en considération les risques importants qu'il faisait courir à ses salariés au nom de la rentabilité », qui a « choisi le travail sur cordes pour ce chantier pour des raisons économiques », « au détriment de [l'aspect] de la sécurité », alors qu'il « était parfaitement conscient que les protections collectives devaient être mises en œuvre de préférence aux équipements de protection individuelle ».

Condamné à plusieurs milliers d'euros d'amende et à de la prison avec sursis en première instance, Sébastien Gimard et sa société ont fait appel du jugement. Adrien Santoluca attend désormais un nouvel audiencement, lui qui n'a toujours pas reçu la moindre compensation financière et qui a dû se battre auprès de l'Assurance maladie pour faire reconnaître un taux d'incapacité permanente à « seulement » 17 %. Sollicité par nos soins, l'avocat de la société a fait savoir à Blast qu'elle « n’entend pas s’exprimer publiquement » sur les accidents de Mickaël Beccavin et d'Adrien Santoluca, « pour lesquels sa responsabilité pénale est fermement contestée ».

1 : Leur témoignage est publié sur le site de l'association Cordistes en colère, cordistes solidaires.

2 : Cette entreprise de nettoyage de Reims a fait l'objet d'un placement en plan de sauvegarde à l'été 2012, avant d’être rachetée par le géant des services aux entreprises Atalian, en juillet 2013.

3 : Le pôle social de Saint-Brieuc a également reconnu la « faute inexcusable » d'ETH dans ce drame, en novembre 2020. L'entreprise nordiste a dû verser 30 000 euros aux parents et aux frères de Quentin, au titre de leur préjudice.

Les photos des cordistes décédés ont toutes été transmises par leur famille ou leur compagne.


A suivre demain, le second volet de notre enquête : Après la bataille juridique, celle des statistiques…

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