Procès des emplois fictifs du Front national : Le Pen à la peine

Procès des emplois fictifs du Front national : Le Pen à la peine

Pendant les deux dernières semaines d’audience, Marine Le Pen et les autres prévenus ont répété sans relâche la même phrase : il n’y a jamais eu de détournements de fonds. Pas de système. Pas de fraude. Pas d’emplois fictifs. Leurs avocats suivent la même ligne. Ils ressassent des arguments juridiques déjà écartés en première instance. Ils contestent l’interprétation des textes européens. Ils discutent la définition même de l’assistant parlementaire. Ils attaquent la qualification pénale. Puis ils changent de registre. Ils quittent le droit sec pour le terrain humain. Ils parlent d’engagement. De loyauté. De travail acharné. Ils convoquent l’émotion, montent en lyrisme, et tentent parfois l’humour pour desserrer l’étau. Par moments, ça fonctionne. La salle suit. On sourit, on écoute vraiment, on sent que le doute circule. Mais à la fin, l’effet retombe.

Crédits photo/illustration en haut de page :
Margaux Simon