Privatisation d'EDF : ce qui se passe en coulisse est très grave

De tout ce que ce gouvernement aura détruit, les attaques répétées contre les services publics sont certainement les plus inquiétantes car elles plombent l’avenir durablement. Avant Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy avait ouvert le bal en vendant Gaz de France à Suez, avec les augmentations que l’on sait aujourd’hui quant au prix du chauffage. Puis il y a eu la privatisation de la Poste, sans parler de la vente de la Française des jeux, d’ADP (Aéroport de Paris) ou des tentatives de découpes de la SNCF.

On est ici au cœur du strabisme libéral et du mantra macronien. Généralement pour se dédouaner, les supporters de ces dilapidations évoquent le modernisme ou les directives européennes. C’est bien plus compliqué. L’invité de ce second numéro de « Zoom arrière », Laurent Lavallée, est directeur associé d’une société d’audit. Il est missionné par des syndicats ou des comités d’entreprise pour faire entendre la voix des salariés dans les conflits et les restructurations en cours. Il connaît le dossier EDF sur le bout des doigts. Avec lui, nous allons essayer de comprendre comment et pourquoi l’État et ses hauts fonctionnaires sont si déterminés à vendre EDF aux plus offrants. Le projet Hercule de restructuration de la société publique étant officieusement abandonné, il semblerait qu’Emmanuel Macron et Bruno Lemaire poussent fortement en coulisse pour le refaire passer. Leur obsession : vendre Enedis, la filiale d’EDF chargée de la gestion du réseau de distribution. La seule qui soit hyper rentable.

Après avoir bradé la chaleur des pauvres, les politiques vont-ils éteindre la lumière ? Thats the question.

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