Tokyo 2021 : le fric, les variants et l'angoisse au coeur des JO

Bien avant la pandémie de Covid 19 et les risques multiples qu'elle entraîne, un auteur japonais tirait dès 2017 la sonnette d’alarme sur la folie que représente l’organisation des Jeux olympiques à Tokyo en plein été. Honma Ryu, ancien employé de l’agence de publicité japonaise Hakuhodo, intervient quotidiennement sur une chaîne YouTube, pour pointer du doigt les dangers que représentent ces Jeux olympiques. C’est au Japon un des détracteurs les plus clairvoyants (et virulents) de ce système, qui risque selon lui, de mettre à genoux non seulement le Japon mais aussi le reste de la planète. Pour Blast il fait le point sur la situation et révèle le dessous des cartes.

La langue japonaise est facétieuse. Elle comporte tellement de noms se prononçant de la même manière qu’elle fait la joie des humoristes locaux. Ainsi, en japonais, le terme « spectateur d’une activité sportive » 観戦者 — se prononce « kansensha », soit exactement de la même façon que le mot « personne contaminée » 感染者. Plus il y aura de « spectateurs », plus il y aura de « personnes contaminées », semble le message subliminal de cet apparentement terrible. Pouvait-on imaginer plus mauvais augure lexical pour les JO de Tokyo qui débutent ce 23 juillet ? EB

Honma Ryu pose avec son livre "Black Volunteers: les forçats des JO de Tokyo"
DR Honma

Q : Qu’est-ce qui vous a incité à écrire « Black Volunteers: les forçats des JO de Tokyo »

Honma : J’ai commencé à travailler dessus en 2017. Bien sûr à l’époque, on n’imaginait pas du tout la crise du coronavirus. Mais on savait déjà que l’été au Japon était caniculaire. Début juillet, il fait 30 degrés à Tokyo. À la télévision japonaise, lorsque la température dépasse les 30 degrés, des messages invitant les gens à se prévenir des insolations sont diffusés. Les consignes sont de limiter les sorties et de ne pas se livrer à des exercices physiques. Et c’est dans un tel contexte qu’on planifie des JO ?

À l’époque, personnellement, je considérais que le pire, c’était de faire travailler plus de 100 000 bénévoles dans cette chaleur extrême. Et sans les payer, en plus. À tous les niveaux, notamment politiques et au sein du comité d’organisation, on n’hésitait pas à mentir en affirmant que l’esprit olympique impliquait d’œuvrer bénévolement pour les Jeux. Il faut comprendre que tous les grands médias japonais font cette fois-ci partie des principaux sponsors des JO de Tokyo. Pour eux, cette vérité n’est pas bonne à dire, car ils ont trop d’intérêts en jeu. Pour les journalistes, il était beaucoup plus lucratif de célébrer les JO que d’en critiquer l’organisation. Moi, de par mon parcours professionnel (1) , je savais que c’était un mensonge, et je me suis senti la responsabilité d’alerter l’opinion publique à travers ce livre.

Q : Les JO de Tokyo en 1964 avaient eu lieu au mois d’octobre. Pourquoi avoir organisé ceux de 2021 en plein mois de juillet ?

Honma : Cela tient uniquement aux désidérata de NBC, la chaîne de télévision aux États-Unis. À l’automne, il y a énormément de manifestations sportives à diffuser pour les chaînes de TV aux États-Unis et dans le monde entier. Mais l’été, il fait chaud, et le calendrier des événements sportifs internationaux est vide. En juillet et août, les chaînes ont par conséquent besoin de contenus attractifs. Les Jeux olympiques constituent un excellent support et NBC, qui a signé un contrat pluriannuel avec le CIO pour un montant de 7,75 milliards de dollars pour la période courant de 2020 à 2032, impose ainsi, via le CIO, leur organisation en plein été. En 1964, les chaînes de télévision ne dictaient pas encore leurs conditions. Ce n’est qu’en 1984 que le CIO a mis en place le sponsoring privé et les achats de droits de retransmission télévisuelle. Et depuis, Les épreuves olympiques se sont quasiment toujours déroulées en plein été. Le Comité d’organisation japonais a accepté de son plein gré ce calendrier lorsqu’il a déposé la candidature de Tokyo, en minimisant le problème de la canicule.

En définitive, les athlètes ont été pris en tenailles par les impératifs commerciaux du CIO vis-à-vis des chaînes de télévision et par le Comité japonais qui tenait coûte que coûte à accueillir les JO à Tokyo, malgré la chaleur, car il en espérait de grosses retombées économiques et un record de visiteurs étrangers.

Mais quand le CIO s’est rendu compte de cette situation, c’était trop tard. C’est pour ça que l’épreuve de marathon a été délocalisée à Sapporo [NDT : tout au nord du Japon, là où la canicule ne sévit pas aussi fort qu’à Tokyo]. En définitive, les athlètes ont été pris en tenailles par les impératifs commerciaux du CIO vis-à-vis des chaînes de télévision et par le Comité japonais qui tenait coûte que coûte à accueillir les JO à Tokyo, malgré la chaleur, car il en espérait de grosses retombées économiques et un record de visiteurs étrangers. Il n’y a aucune autre justification pour expliquer la situation.

Q : À quel moment avez-vous eu des doutes en rapport à l’organisation des Jeux olympiques à Tokyo une fois déclarée la pandémie de coronavirus ?

Honma : Avec l’arrivée du coronavirus venant se greffer sur la canicule, c’était vraiment doubler les risques, et je trouvais ça complètement fou. Dès mars 2020, je préconisais non pas de différer les JO, mais de les annuler, car plus on tergiversait, plus cela coûterait cher. La décision de reporter les JO d’un an a eu lieu le 23 mars 2020, juste avant le départ du relais de la flamme olympique. Cela aurait fait vraiment mauvais effet d’entamer ce relais pour l’interrompre en cours de route.

Mais comme les principaux médias du pays ont payé fort cher leur ticket pour devenir partenaires officiels, quasiment aucun n’a relayé les arguments en faveur de leur suppression.

Q : Pourquoi l’opinion des opposants à la tenue des JO en pleine pandémie n’a-t-elle pas prévalu sur les partisans de leur maintien ?

Honma : Bien que de plus en plus de Japonais réclamaient l’annulation des JO, rien n’a été fait pour catalyser cette opposition. La question des JO n’a jamais été un thème de campagne lors des élections nationales. Quand les cas de coronavirus ont fortement augmenté au Japon, certaines voix se sont élevées pour réclamer leur l’annulation ou un nouveau report. Mais comme les principaux médias du pays ont payé fort cher leur ticket pour devenir partenaires officiels, quasiment aucun n’a relayé les arguments en faveur de leur suppression.

Le débat s’est déplacé dans les médias sur la présence ou non des spectateurs dans les stades. Leur responsabilité dans ce tour de passe-passe est flagrante. Pour les chaînes de télé, si les athlètes japonais peuvent remporter des médailles, même sans spectateurs, l’opinion publique sera satisfaite. Et si les épreuves sont diffusées à la télévision, les recettes publicitaires que cela engendrera seront substantielles. L’annulation des Jeux annihilerait tout espoir d’en tirer des bénéfices financiers. Ni le gouvernement ni les médias partenaires n’ont donc jamais envisagé publiquement la suppression les épreuves. Le seul média partenaire à avoir formulé une éventuelle annulation, c’est le groupe Asahi Shimbun, dans un éditorial datant de fin mai 2021 qui n’a pas été suivi d’effet. Le groupe Asahi n’a pas renoncé pour autant à son rôle de partenaire officiel. Pour les médias japonais, l’appât du gain a primé sur la recherche de la vérité.

Q : À combien estimez-vous les sommes engagées par les entreprises partenaires pour obtenir le logo officiel ?

Honma : Les détails de ces négociations n’ont jamais été publiés. On peut juste faire des estimations. Pour la catégorie des partenaires officiels nationaux, l’ordre de grandeur est probablement autour de 10 millions de dollars par an et par entreprise. On sait cependant que le report d’un an des épreuves a généré 200 millions de dollars de nouvelles contributions réclamées aux sponsors pour couvrir les frais liés à la pandémie. Mais comme les spectateurs seront en définitive interdits dans les sites, ces Jeux olympiques ont perdu toute signification pour les sponsors. Ça va être très dur, surtout parmi les petits partenaires. Les fabricants de merchandising sont ceux qui vont le plus souffrir, car sans spectateurs ils ne vont quasiment pas vendre leurs mascottes et colifichets. Contractuellement, ils n’ont même pas le droit de vendre à prix cassés, ils doivent s’en tenir au prix officiel. On peut s’attendre à de nombreuses faillites.

Q : Qui porte la responsabilité de cet entêtement à organiser les Jeux malgré la pandémie ?

Honma : Au mois de juin, la gouverneure de Tokyo, Koike Yuriko, a très sérieusement envisagé de réclamer l’annulation des JO. Plusieurs de mes sources m’ont confirmé cela. Elle ne montre d’ailleurs guère trop d’enthousiasme dans ses déclarations relatives aux JO. Elle assure juste le service minimum. En tant que gouverneure de la ville organisatrice, de toutes les parties intéressées, c’est elle qui détient le plus de pouvoir pour ordonner ou non l’annulation. Mais en définitive, elle ne s’est jamais prononcée pour la suppression des JO bien qu’elle soit sans doute celle qui penchait le plus en faveur de cette décision.

Le second en ligne, c’est bien sûr le Premier ministre, Suga Yoshihide. Selon le journal Asahi, fin juin, plusieurs ministres lui ont conseillé d’annuler les Jeux. Mais le Premier ministre a tranché en faveur de leur maintien. C’était avant les élections à l’assemblée métropolitaine de Tokyo, qui se sont déroulées le 4 juillet. Il espérait une victoire de son parti, le PLD, puis dans la foulée, grâce au succès des JO, se présenter en septembre aux élections législatives en position de force. C’était le scénario optimal dont il rêvait. Mais le PLD a finalement perdu son pari électoral et il est désormais trop tard pour que Suga puisse appeler à l’annulation des Jeux. Son avenir politique est donc coincé entre les deux options. Il ne peut qu’espérer un miracle et que les Jeux ne se transforment pas en catastrophe sanitaire.

La seule option, c’est de maintenir les Jeux pour engranger des recettes publicitaires lors des diffusions des épreuves à la télévision.

Pour Dentsu, les Jeux sont à passer par pertes et profits. Les événements annexes sur lesquels comptait l’agence ont tous été supprimés, que ce soit le relais de la flamme olympique ou les fans-zones prévues dans tout le pays. La seule option, c’est de maintenir les Jeux pour engranger des recettes publicitaires lors des diffusions des épreuves à la télévision. Les dirigeants de Dentsu ont déjà tourné la page des JO, ils savent qu’ils vont enregistrer de lourdes pertes. Leur énergie est désormais concentrée sur l’exposition universelle d’Osaka en 2025 où ils espèrent se refaire une santé financière. Ils doivent encore assurer la livraison des cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux. Le budget de la cérémonie d’ouverture est de 150 millions de dollars, mais les répétitions ont pris énormément de retard à cause de la pandémie. Les seuls autorisés dans le stade pour ces cérémonies, ce seront l’aristocratie du Comité olympique, les invités des sponsors, les médias et les représentants diplomatiques étrangers. En tout, cela devrait faire quelques centaines de personnes dans des gradins prévus pour accueillir 68 000 spectateurs.

Q : Est-ce que le CIO a un jour envisagé l’annulation des JO ?

Honma : En octobre 2020, selon les informations dont je dispose, le CIO a effectivement demandé au gouvernement du Japon s’il était raisonnable de maintenir les Jeux à l’été 2021. C’était la période où la pandémie était très forte en Europe, mais les décideurs japonais ont refusé d’envisager cette option. Ils ont insisté pour maintenir les Jeux.

Q : Il y a quelques semaines, les sondages d’opinion révélaient que plus de 80 % de la population japonaise était pour l’annulation ou le report des Jeux. En les maintenant malgré cette insatisfaction manifeste, quel est l’état d’esprit des sponsors, qui risquent d’être associés à cette mauvaise image ?

Honma : Les entreprises partenaires sont en effet très inquiètes de l’évolution de l’opinion publique. Nombreux sont les sponsors qui ont annulé leurs spots publicitaires les liant aux JO [NDT: le 19 juillet, le groupe Toyota a annoncé le retrait de tous les spots publicitaires prévus lors des JO ainsi que la non-participation de son PDG aux cérémonies].

D’autres ont annulé les pavillons promotionnels qu’ils avaient prévu d’installer à proximité des stades et des sites olympiques. Sur Twitter, il y a beaucoup de gens qui annoncent leur boycott des produits de tel ou tel sponsor. Pourtant, on ne constate pas non plus de mouvement populaire de masse anti-JO. En fait, l’opinion publique a réagi parallèlement à l’aggravation des contaminations au coronavirus. Plus les chiffres empiraient, plus l’opinion publique exprimait son opposition à la tenue des Jeux, mais dès que les cas se stabilisaient voire diminuaient, les opposants aux Jeux devenaient moins audibles.

Les médecins, eux, avertissent que ces Jeux pourraient se transformer en super-spreader et que les athlètes de tous les pays réunis à Tokyo risquent de remporter dans leurs bagages à la fin des épreuves de nouveaux variants concoctés pendant les Jeux.

De par leur éducation, les Japonais ne sont pas doués pour prendre des mesures drastiques. La plupart d’entre eux pensent désormais qu’il est trop tard pour reculer, qu’il faut boire le calice jusqu’à la lie. Ils n’ont pas le cœur aux Jeux, mais les athlètes commencent à arriver au Japon, on ne peut pas leur demander de repartir. Il y a un côté « gentil » chez les Japonais, alors ils font face, bravement, malgré leurs craintes. Le fait que les épreuves vont se dérouler sans spectateurs a légèrement apaisé leurs inquiétudes.

Les médecins, eux, avertissent que ces Jeux pourraient se transformer en super-spreader et que les athlètes de tous les pays réunis à Tokyo risquent de remporter dans leurs bagages à la fin des épreuves de nouveaux variants concoctés pendant les Jeux. Mais les responsables politiques, le comité d’organisation des Jeux font un black-out total sur ces questions. Personnellement, je pense que l’image du Japon risque d’en pâtir si un variant olympique fait des ravages après les Jeux. Mais les hommes politiques ont d’autres chats à fouetter, ils ne se préoccupent que de leur réélection, ce qui se passera ailleurs sur la planète, c’est sans doute le cadet de leurs soucis. Ils se défausseront en disant qu’ils ont pris toutes les mesures envisageables en matière médicale, mais qu’ils ne pouvaient pas faire plus.

Q : À travers les déclarations faites en conférence de presse le 24 juin par le directeur de l’Agence impériale, il semblerait que l’empereur lui-même s’inquiète de la situation.

Honma : Il se tient très au courant en effet. Le directeur de la commission gouvernementale en charge de la riposte au coronavirus, Omi Shigeru, a expliqué en personne la situation au couple impérial. [NDT: La Constitution japonaise impose un devoir de réserve à l’empereur, symbole de la nation, qui ne peut pas se mêler des affaires politiques.] Il est extrêmement rare que le directeur de l’Agence impériale évoque l’état d’esprit du souverain et il ne se serait pas permis d’exprimer ses inquiétudes sans l’accord de ce dernier. Ces déclarations se souciant prioritairement du bien-être de la population confrontée à la pandémie ont été interprétées comme un camouflet pour le gouvernement conservateur de Suga Yoshihide, et pour le PLD, le parti au pouvoir qui utilise le plus l’aura impériale pour exacerber le sentiment national japonais. Le gouvernement a tenté de minimiser la portée des déclarations du directeur de l’Agence impériale, mais cet épisode a souligné le fossé entre le discours lénifiant du gouvernement Suga et les inquiétudes de la population. Cette défiance s’est exprimée lors des élections à l’assemblée métropolitaine de Tokyo, où les ambitions du PLD ont été balayées par les électeurs.

Q : En maintenant les Jeux malgré la pandémie, tout en décrétant l’état d’urgence pour la quatrième fois, quel message cela envoie-t-il à la population japonaise ?

Honma : Cela donne vraiment le sentiment de deux poids et deux mesures. D’un côté, toutes les activités « normales », comme les clubs sportifs d’été pour les enfants, les festivals de rock, etc. sont annulées à cause de l’état d’urgence, et de l’autre, les Jeux olympiques sont maintenus. Cela n’a aucun sens. C’est juste pour ne pas perdre la face. Sans les Jeux, le gouvernement japonais n’aurait jamais levé l’état d’urgence au mois de juin, pour donner le sentiment que la situation était sous contrôle. Il a finalement été contraint de rétablir un quatrième état d’urgence mi-juillet, devant la recrudescence des cas. Il faut savoir qu’à chaque fois que le gouvernement décrète l’état d’urgence, le PIB japonais enregistre une perte estimée entre 20 et 40 milliards de dollars. C’est à mettre en perspective avec les quelque 30 milliards de dollars qu’a coûté l’organisation des JO de Tokyo entre 2013 et 2020. Les états d’urgence à répétition ont donc bien plus d’impact sur l’économie du pays, ainsi que sur la vie quotidienne des Japonais, que l’éventuelle annulation des Jeux. À force de tergiverser à cause des Jeux, le gouvernement a joué à la fois avec la santé de la population et avec l’économie du pays.

Q : À quelques jours de la cérémonie d’ouverture des JO de Tokyo, quel est votre sentiment personnel ?

Honma : Jusqu’à présent, le système commercial olympique avait réussi à faire illusion en adaptant son discours à l’air du temps, à coup de slogans comme « les athlètes avant tout » ou en faveur des communautés LGBT+. Mais ce n’était qu’une épaisse couche de maquillage. Avec la tenue des Jeux malgré la pandémie de coronavirus, ce maquillage dégouline de partout pour révéler le véritable visage, effroyable, tel un crâne de squelette, de Jeux qui ne sont organisés qu’en fonction des seuls impératifs financiers. Pour les Japonais, les Jeux ont perdu toute leur valeur. La seule chose positive à retirer de cette débâcle, le seul héritage qui restera, c’est qu’en constatant le vrai visage du système olympique, les Japonais, ces Japonais qui apparaissent d’ordinaire si dociles, ne postuleront plus jamais pour leur organisation.

Propos recueillis et traduits par Etienne Barral


DR Honma

1) Né en 1962. Chargé de clientèle chez Hakuhodo pendant 18 ans (NDT: deuxième plus grande agence de publicité au Japon, concurrente de Dentsu], en tant que chargé des relations avec les sponsors, puis auteur de différents ouvrages traitant du système carcéral et judiciaire japonais, des relations “incestueuses” entre l’industrie nucléaire, les agences publicitaires et les médias, et l’influence de ces relations depuis l’accident nucléaire de mars 2011 à Fukushima. Son dernier ouvrage (non traduit): “Black Volunteers: les forçats des JO de Tokyo » a reçu en 2018 le Grand prix de la 8e édition de l’Association de la presse libre. Il participe quotidiennement à une chaîne d’actualités sur YouTube “Hitotsukimansatsu” (en japonais) suivie par plus de 150 000 abonnés et animée  par Shimizu Yûkô


Crédits photo/illustration en haut de page :
Adrien Colrat / Blast

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