Vaccins : Une seule dose pour ceux qui ont déjà eu le Covid

Les autorités sanitaires françaises ont recommandé ce vendredi de n'administrer qu’une seule dose de vaccin aux patients qui ont déjà développé la maladie. La France serait le premier pays au monde à prendre une telle mesure, qui permettrait d’économiser beaucoup de doses, au moment où les laboratoires peinent à approvisionner les états.

La Haute autorité de santé (HAS) s’appuie sur le fait que les personnes qui ont déjà contracté le SARS Cov2 ont gardé dans leur mémoire immunitaire un souvenir du virus. La dose unique de vaccin agirait comme un rappel, à faire entre 3 et 6 mois après la maladie.

Études internationales

L’autorité fonde son avis sur plusieurs études réalisées aux États-Unis et en Italie et qui arrivent toutes à la même conclusion : une dose injectée à un ancien malade du Covid produirait une réponse immunitaire égale, voire supérieure à deux doses de vaccins administrées à une personne "naïve" vis-à-vis du virus.

Économiser des millions de doses

L’intérêt d’une telle mesure pour le gouvernement est évident. Les trois vaccins actuellement autorisés dans l'Union européenne (Pfizer, Moderna et AstraZeneca) nécessitent tous deux doses pour être pleinement efficaces chez les personnes n'ayant jamais été en contact avec le virus. Depuis le début de la pandémie, 3,4 millions de cas d’infections confirmés par un test ont été enregistrés en France. Cela fait 3,4 millions de personnes ayant déjà développé des défenses face au virus et, par conséquent, 3,4 millions de doses de vaccins économisées.

La plupart des états considèrent les anciens malades comme non prioritaires dans leurs campagnes de vaccination. Si elle suit les recommandations de la HAS, la France serait le premier pays au monde à définir un schéma pour eux.

Approvisionnement tendu

Cette décision intervient dans un contexte d’approvisionnement en vaccins tendu au niveau européen. Les objectifs de vaccination du gouvernement français sont fragilisés par les annonces de livraisons inférieures aux prévisions du laboratoire britannique AstraZeneca. La promesse d’Emmanuel Macron de permettre à tous les adultes qui le souhaitent de se faire vacciner avant la fin de l’été apparaît comme un pari pour le moins risqué. Le 11 février, en France, 2 135 333 personnes avaient reçu au moins une dose de vaccin, et 535 775 deux doses.

Crédits photo/illustration en haut de page :
Source inconnue, Blast

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