L’antisémitisme à droite, une histoire qui ne finit jamais

L’antisémitisme à droite, une histoire qui ne finit jamais

Plus un jour, ou presque, ne s’écoule, en ce mois de mars 2026, sans que la presse dominante ne publie, pendant que la droite cite publiquement l’antisémite Charles Maurras — inventeur de l’ « antisémitisme d’État » condamné à la prison à vie en 1945 pour collaboration avec l’Allemagne hitlérienne — ou l’antisémite Philippe Pétain — complice actif de l’entreprise nazie d’extermination des Juifs d’Europe —, des rafales d’articles décrétant (ou suggérant, de façon plus ou moins hypocrite) que Jean-Luc Mélenchon, et par transition La France insoumise (LFI), et par transition la gauche dite « extrême » ou « radicale » — celle qui combat tous les racismes et qui, suprême effronterie, dénonce depuis 2023 le génocide perpétré à Gaza par le gouvernement israélien —, seraient « antisémites ». Pour bien mesurer ce qui se joue dans ce moment effarant où la gauche antifasciste, antinazie et antiraciste est donc désignée comme antijuive pendant qu’une droite dite « républicaine » presqu’intégralement fascisée est laissée libre d’invoquer des antisémites notoires, il faut remonter le temps jusqu’au tout début du siècle - et se rappeler d’abord ce qui fut probablement la séquence fondatrice de ce stupéfiant renversement de la réalité.

Crédits photo/illustration en haut de page :
Morgane Sabouret / Margaux Simon