Delfeil de Ton : l'histoire fabuleuse d'un humoriste qui s'est fait Hara-Kiri

« Imaginer une aventure journalistique qui soit puissante artistiquement, fond comme forme. Une chronique aussi fascinante que variée, passant des chiens écrasés aux grandes affaires du monde, des manigances des politiciens aux concerts de jazz, de la destruction de Paris aux mésaventures pathétiques du chah et de la chahbanou, et aussi impitoyable concernant les mensonges des États-Unis que ceux de la Russie soviétique, à la répression venue d’ailleurs comme à celle présente ici. Imaginer une revue de presse qui passe vraiment la presse en revue, ou plutôt à la moulinette, et pas seulement les faits relatés, mais les mots qui sont employés pour les dire… Imaginer une lecture de l’actualité qui ne fasse jamais dans le mélodrame, mais raconte les choses les plus atroces comme si elles étaient ordinaires, et avec un sens rare de leur tragicomique. » Ces mots sont ceux de Pacôme Thiellement qui raconte le plaisir qu’il a eu en lisant « Les lundis de DDT tome 2 ». La sortie de cet ouvrage fin et volumineux (L’apocalypse, octobre 2022) est l’occasion pour Blast de recevoir l’inénarrable et pétaradant DDT, 88 piges au compteur. Chroniqueur pendant plus de quarante ans au Nouvel Observateur et bien avant rédacteur en chef d’Hara Kiri hebdo, très avare d’interviews, il débarque dans les studios de Blast pour témoigner, en compagnie de notre ami et collaborateur Pacôme Thiellement et de son éditeur Jean Christophe Menu de cinquante années de marche du monde et de ce travail minutieux de scribe et d’humoriste du lundi. Tel un métronome, DDT a livré à Hara Kiri puis à Charlie Hebdo puis à l’Obs tous les lundis une page où il racontait -à sa manière sobre, drôle et savoureuse- sa semaine. Mêlant petites et grandes anecdotes, DDT a été la boussole et l’inspirateur de plusieurs générations de journalistes, d’humoristes… et de lecteurs accros. Avec lui, nous allons revenir sur les aventures de Marchais, de Giscard, de De Gaulle ou de Mitterrand autant que sur des centaines d’autres anonymes. Sur mai 68 et la guerre en Ukraine, sur Cavanna et Sarkozy. Parler de jazz et nous marrer. DDT aimait rire de tout. Et son rire est très communicatif.

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