Prisons : une honte et un enfer pour les détenus et les agents

Depuis le 15 juin 2000, les parlementaires ont le droit de se rendre sans prévenir dans des établissements pénitentiaires et de pouvoir visiter ces lieux de détention sans entrave, et même, depuis le 17 avril 2015, d'être accompagnés de journalistes et de caméras. C'est dans ce contexte que Blast a répondu favorablement à la proposition d'Esther Benbassa, Sénatrice de Paris, de l'accompagner pendant deux jours visiter deux maisons d'arrêt : Celle de Grenoble-Varces et celle de Perpignan.

Le principal problème reste la surpopulation carcérale jusqu'à 250 % à Perpignan, 166% pour Grenoble. Pour rappel, le principe de l'encellulement individuel est inscrit dans le droit français. Pourtant, à Grenoble, il n'y avait que des cellules de deux, et à Perpignan, dans la majorité des cellules, les personnes sont 3 dans 9m2... Au delà de la surpopulation, il y a les insectes et nuisibles en tout genre, violences et tensions entre détenus,

températures difficiles à supporter pendant l'hiver ou l'été, locaux vétustes, conditions de détention contraires à la dignité humaine, qui souvent créent des profils psychologiques compliqués chez les prisonniers, qui deviennent fous à force de vivre dans ces circonstances.

Et au milieu de tout ça, des agents qui tentent de faire leur travail, dans des conditions qui ne leur permettent pas, et qui déplorent systématiquement les conditions de détentions indignes qui retombent sur eux : "De meilleures conditions de détention pour les détenus, c'est automatiquement des meilleures conditions de travail pour nous".

Pour rappel, au 1er avril 2022, on compte 71 053 détenus en France pour 60 000 places soit une densité carcérale globale de 117%.

Dans le dernier rapport du Conseil de l’Europe, la France est l’un des pays les plus mal classés à l’échelle européenne pour la gestion de sa politique carcérale...

Crédits photo/illustration en haut de page :
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