
À ce jour, l’ICE est déjà responsable de plusieurs meurtres indéniables en pleine rue et ça ne semble malheureusement pas parti pour s'arrêter. Et bien sûr, ça existe chez nous aussi. Au delà des attaques de militants fascistes contre des personnes étrangères, LGBTQIA+, de gauche ou supposées comme telles, l'Europe n'est pas non plus exempte de camps de rétention administrative, de bidonville sordides où les gens survivent faute de mieux, de chasse aux clandestins, d'accords internationaux et de lois en tout genre destinées à persécuter les migrants d'où qu'ils viennent, même au pays des droits de l'homme autoproclamé. Aujourd'hui, on va essayer de prendre un peu de recul vis à vis de cette actualité suffocante et d'explorer comment les artistes s'emparent de ces sujets en résonance avec le réel. Car l'imaginaire n'est pas en dehors de la société, il est traversé par les tensions qui la traversent. Parfois il est poreux à des idéologies nauséabondes et contribue à véhiculer la xénophobie et le racisme, consciemment ou non, volontairement ou pas. Mais face aux retours sous les projecteurs de toutes les nuances de la haine de l'autre, l'imaginaire n'a pas dit son dernier mot. Alors aujourd'hui, dans Planète B, on parle de suprémacisme, de racisme, de rapport colonial à l'altérité et de coexistence, malgré tout.
Crédits photo/illustration en haut de page :
Morgane Sabouret / Margaux Simon