Les médias contre Mélenchon : 15 ans à diaboliser la gauche

Le 3 mai dernier, au 20 h de TF1, Jean-Luc Mélenchon a déclaré sa candidature pour représenter La France insoumise à l'élection présidentielle. « Candidature verrouillée », « boulet de la gauche », « rejet grandissant dans l’opinion ». La perspective d'une élection de Jean-Luc Mélenchon est la plus rejetée à 81 %, très loin devant celle de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen. Aujourd'hui, c'est du traitement médiatique de la France insoumise dont nous allons parler, et même du Parti de gauche avant elle, puisqu'on a voulu remonter le temps pour voir si le pluralisme se portait aussi mal à la fin des années 2000 qu'aujourd'hui. Le mantra tient en un seul mot : diabolisation. Lancée au lendemain des élections législatives de 2024, la consigne avait le mérite d'être claire, mais elle était totalement superflue s'agissant des grands médias. Pourquoi ? Parce que cette ligne éditoriale était déjà la leur depuis plus de dix ans. N'en déplaise aux médias réactionnaires qui tentent de s'auto-convaincre à intervalles réguliers que, je cite : « la presse est en grande partie mélenchonisée » et que les journalistes sont d'ailleurs, je cite encore, « tous ou presque d'extrême gauche ». C'est aussi ce qu'on entend sur certaines télés. Alors LFI et Mélenchon, grands chouchous des médias ? C'est ce qu'on va voir. Nouvel épisode de 4e pouvoir, avec Acrimed.

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Blast, le souffle de l’info