« Permis de tuer » : comment un pays glisse vers le fascisme

Le 7 juillet 2026, l'Assemblée nationale a voté une loi qui présume qu'un policier qui tire a bien agi. Dans la rue, on l'appelle déjà le « permis de tuer ». Ce nom n'est pas né ces derniers jours. Il vient d'une longue histoire de luttes et d'une phrase prononcée en 2001, à la sortie d'un tribunal, par la mère d'un jeune homme tué par un policier. Vingt-cinq ans plus tard, cette phrase est devenue une loi. Dans cette chronique, on retrace l'histoire de cette idée : d'un programme d'extrême droite en 2007 jusqu'au vote du 7 juillet 2026, en passant par la doctrine coloniale du maintien de l'ordre, le 17 octobre 1961, la mort de Nahel Merzouk en 2023, et cinquante ans de mobilisation des quartiers populaires pour empêcher que ce texte existe.

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Morgane Sabouret / Margaux Simon