Sous le "pluralisme", la banalisation de l'extrême droite

"Les plus hautes instances de la société nationale de radiodiffusion française ont manifestement décidé, en recrutant un représentant de Valeurs actuelles, que toutes les opinions se valaient, et pouvaient donc être confrontées publiquement — même celles, donc, qui sont punies d’une condamnation pénale pour provocation à la haine ou pour injure raciste. Ce pluralisme, tel que Sibyle Veil le conçoit et prétend le valoriser, consiste donc à mettre sur le même plan et sur un pied d’égalité une gauche soigneusement tempérée et l’extrême droite — dont les obsessions, à huit mois de l’élection présidentielle de 2027, sont une fois de plus banalisées et normalisées sous le sceau d’une « diversité » qui accorde donc toujours plus de place à des propagandistes prônant l’exclusion et l’uniformité, et qui sont, en vérité, radicalement hostiles au « débat d’idées »."

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Morgane Sabouret / Margaux Simon