Benjamin Griveaux ou l’insoutenable légèreté de l’élu

On l’a appris mercredi : Benjamin Griveaux, le député de Paris, laisse son siège vide au palais Bourbon pour retourner faire du conseil dans le privé - où l’herbe est plus verte et les rémunérations plus grasses. Un épilogue symptomatique de la confusion des genres (entre privé et public) dont l’ex-candidat à la mairie de Paris, 43 ans, est une sorte de caricature particulièrement aboutie.

Ça ressemble à une fuite. Pour le moment pas de quoi craindre l’inondation chez les voisins du dessous - ce ne sont (encore) que quelques gouttes, pas une cascade. Pour autant, mieux vaut regarder de près. Une fuite ? Celle de têtes d’affiche de la macronie triomphante, ces hommes et ces femmes « neufs » qui ont fait la légende et la victoire inattendue d’Emmanuel Macron en 2017. Il y a un mois, on apprenait que Brune Poirson, ex-secrétaire d’État du gouvernement Philippe, 38 ans, quittait brutalement son mandat de député du Vaucluse, sans plus de précision. A peine avait-elle pris la peine de nous avertir toute en légèreté qu’elle entendait se « tourner vers d’autres horizons ». On sait depuis lesquels, puisqu’elle a rejoint le groupe Accor, comme directrice du développement durable et membre du comité exécutif. Certainement pour « agir en faveur de la transition écologique », comme l’ex-élue avait aimablement complété son petit mot de départ.

Vacance(s)

Ce mercredi, « un nouveau chapitre s'ouvre » prévient à son tour Benjamin Griveaux, sur les réseaux sociaux. L'ascension de l’ex-porte-parole du gouvernement s’était arrêtée net en février 2020, un mois avant le premier tour des élections municipales pour lesquelles il lorgnait sur l'hôtel de ville de Paris. Dans des conditions inédites et peu glorieuses, on s’en souvient. A l’Assemblée, l’ex-député ne sera pas remplacé et son siège dans l'hémicycle, le numéro 462, restera vide jusqu'aux prochaines législatives de 2022.

« M. Griveaux a démissionné, ce qui devrait en principe conduire à l’organisation d’une élection législative partielle, précise dans un mail à Blast le service de presse de l’Assemblée nationale. Il est toutefois impossible d’organiser une législative partielle dans les 12 derniers mois d’une législature (art. LO 178 code électoral) ; en raison de l’épidémie de Covid19, la loi organique du 24 décembre 2020 a étendu jusqu’au 13 juin 2021 la possibilité d’organiser une nouvelle élection à la condition que le siège soit devenu vacant avant le 30 avril 2021. M. Griveaux ayant démissionné le 12 mai 2021 son siège restera vacant jusqu’aux prochaines élections législatives ». Ses collaborateurs parlementaires se sont vu signifier la fin de leur contrat.

L’ex-strausskahnien s'était promis de faire deux mandats de député. Il part finalement seulement après 4 années pour créer « un cabinet de conseil qui accompagnera les dirigeants d'entreprises dans leurs choix stratégiques ». Et quitte donc la sécurité et les émoluments versés par la République à ses élus, certes à contrat à durée déterminé, pour l’incertitude de l’aventure entrepreneuriale. Il ne devrait pourtant pas avoir trop de difficultés à se trouver des clients. En 2003, il avait déjà exercé ce métier en créant Médiane Conseil.

Very planchiste

Benjamin-Blaise Griveaux, c’était d’abord un pedigree. Loin – bien loin - du « petit gars de Saône-et-Loire », comme Paris Match, où on sait raconter une histoire, l’avait présenté dans un papier mémorable. Ce fils de famille (de notables), diplômé de Science Po et d’HEC, a d’abord intégré en 2006 la « bande de la planche ». Les « DSK Boys », comme on surnomme ses membres, sont les petites mains derrière la campagne aux primaires du PS de 2006 de Dominique Strauss-Kahn. Leur champion sera finalement largement battu par Ségolène Royal. « On formait un petit groupe qui se retrouvait dans un appartement rue de la Planche », racontait en 2017 Stanislas Guérini à l’AFP, un brin nostalgique. Notamment composée d'Ismaël Emelien, de Sibeth Ndiaye, Stanislas Guerini, Cédric O, Stéphane Séjourné ou de Julien Denormandie, la joyeuse « bande » venait alors de prendre sa revanche, en propulsant Emmanuel Macron à Élysée.

Dans une France bien-pensante et sécuritaire, les clivages se sont exacerbés au point de faire naître une Résistance

Mais en 2006, DSK écarté, on n’en est pas là : à son tour, Ségolène Royal est défaite face à un Nicolas Sarkozy dont l’heure a sonné. L’accession au sommet de l’État du « petit coq au torse bombé », pour reprendre les mots de Barack Obama, suscite chez Benjamin Griveaux une furieuse envie d'écrire. En 2007, il sort un mini roman de 79 pages. Passé inaperçu car exclusivement accessible en ligne, Deux ans après met en garde les Français. L’auteur y incarne une sorte de gilet jaune avant l'heure. Le travail de fourmi des journalistes de Street Press a permis de déterrer le précieux ouvrage. Rétrospectivement, cette lecture semble une prémonitoire mise en abîme : «Novembre 2009 : un président libéral flirtant avec l’extrême droite dirige le pays depuis deux ans, raconte sans rire le pitch. Dans une France bien-pensante et sécuritaire, les clivages se sont exacerbés au point de faire naître une Résistance. Sa vocation principale est de soulager la souffrance sociale, mais ses activités menacent la stabilité du pouvoir. À l’occasion d’une enquête sur un crime d’État raté, l’avocate du quidam arrêté par erreur explore cette nouvelle France polarisée à l’excès. »

La pouponnière de Touraine

L’insupportable ascension de Sarkozy semble avoir nourri la détermination de l’apprenti romancier. Le trentenaire Griveaux se sent pousser lui-même des ailes sur un autre terrain, la politique. L'année d'après, il entre dans l'arène, est élu conseiller municipal PS de Chalon-Sur-Saône et conseiller général de Saône-et-Loire en 2008, devenant vice-président du département présidé par Arnaud Montebourg. En 2012, il entre au cabinet de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, pour un salaire de 10 000 euros, comme conseiller. C'est là que s’ébauche l’esquisse de ce qui n’est pas encore la macronie : au ministère, on retrouve l’actuel porte-parole du gouvernement Gabriel Attal - parrainé par Griveaux -, Mayada Boulos, actuelle conseillère communication et presse du Premier ministre, Delphine Prady, conseillère de la ministre du travail Elisabeth Borne, et Gautier Maigne, membre du comité de suivi des retraites.

« Au rang d’une large cohorte qui vend « les faiblesses de l'Etat » au plus offrant »

Le carnet d'adresses bien rempli, Benjamin Griveaux décide qu’il est temps de faire fructifier cela. En 2014, il est embauché par Unibail-Rodamco-Westfield (URW), premier groupe immobilier commercial au monde (3 100 employés, 56,3 milliards d’euros d'actifs). Une escapade de 2 ans pour figurer au rang de cette large cohorte baignant dans le conflit d’intérêts qui vend « les faiblesses de l'Etat » au plus offrant, comme le relève le journaliste Vincent Jauvert dans son livre Les Intouchables d'État, bienvenue en Macronie (sorti en 2018 chez Robert Laffont). Embauché comme directeur de la communication et des affaires publiques pour un salaire de près de 20 000 euros par mois, Griveaux se fixe un noble objectif : « contrôler que personne au ministère des Finances ou au Parlement ne propose d’abolir les niches fiscales ». En d'autres termes, son expérience des hautes sphères du pouvoir et ses contacts doivent assurer aux actionnaires d'Unibail, parmi lesquels BlackRock ou Goldman Sachs, de voir gonfler leurs actions. Ses successeurs dans l'entreprise, Roman Abreu et Pierre Hausswalt, issus des mêmes sphères, assureront la continuité de la cause : le premier est l’ex-directeur de cabinet du maire du IVè de Paris Christophe Girard et ancien conseiller communication de Laurent Fabius au ministère des Affaires étrangères ; le second, inspecteur des finances (l’élite de la haute fonction publique, corps auquel appartient également Emmanuel Macron), a été le directeur-adjoint du cabinet de Matthias Fekl- « un ancien DSK Boy », secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur et éphémère ministre de l’Intérieur du gouvernement Cazeneuve.

Les Halles, papier cadeau

Ces incessants allers-retours dans les entreprises privées de ministres, députés et conseillers sont désormais monnaie courante. Un phénomène devenu une norme qui, c’est le principal, facilite le business. Par exemple quand il s'agit pour Unibail de mettre la main sur les Halles, au cœur de Paris. Enjeu « la propriété d’un domaine immobilier, après qu’il ait été rénové par la Ville, de près de 100 000 m2 en plein centre de Paris », un « ensemble [qui] constitue l’un des parcs de commerces les plus fréquentés de France », note la chambre régionale des comptes d’Ile-de-France, qui s’est intéressée à l’affaire en 2018. Ce chantier est sans nul doute « le plus grand, le plus spectaculaire, le plus long et le plus cher entrepris depuis longtemps par la Ville », relève de son côté Françoise Fromonot, professeur à l'école d'architecture de Paris-Belleville, qui a enquêté trois années et sorti en 2019 un livre intitulé La comédie des Halles. Intrigue et mise en scène (La Fabrique). Dans le même rapport, les magistrats de la chambre critiquent vertement la gestion de ce dossier par la mairie de Paris. Il y a de quoi : entre 2008 et 2016, la ville a dépensé 583 millions d'euros pour bâtir les nouvelles Halles avant de... les revendre 141,9 millions d'euros à Unibail. Le calcul est simple, et parlant : Paris a payé 443 millions d'euros pour offrir le centre commercial aux 37 millions de visiteurs annuel.

Déjà exploitant du Parc des expositions de Paris et promoteur du projet de la tour Triangle, Unibail était depuis 1976 locataire du Forum, grâce à un « bail à construction » qui courait jusqu'en 2055. Toujours d'après le même rapport de la CRC, le groupe a fait pression pour acquérir cet espace à 1420 euros du mètre carré. Le genre de batailles de haute voltige pour lesquelles le vivier des conseillers, attachés, dircab et élus prêts à franchir le Rubicon sans états d’âme contre des salaires alléchants pour faire plier les pouvoirs publics se révèle particulièrement utile pour Unibail (comme pour ses concurrents).


Les jambes à son cou

En 2016, Ismaël Emelien, recruté par Benjamin Griveaux à l'époque des « DSK Boys », rappelle son ami pour créer En Marche ! - avec ce point d'exclamation qui martèle comme le « AJ! » d'Alain Juppé aux primaires de la droite, et donne au mouvement l'envergure qu'il n'a pas encore. Griveaux se présente face à la députée PS sortante Seybah Dagoma et à Julien Bayou, futur secrétaire national d’Europe-Ecologie-Les-Verts, aux élections législatives dans la 5e circonscription de Paris. Il l’emporte haut la main, sans efforts. « Pendant la campagne, rappelle à Blast le Vert Bayou, il [Benjamin Griveaux, ndlr] n'est venu qu'une poignée de fois dans la circo. Tout ça pour être député absent, puis laisser un siège... »

Devenu membre du gouvernement, on se souvient du fameux épisode de janvier 2019 quand celui qui avait hérité du porte-parolat s’était enfui à toutes jambes du 101 de la rue de Grenelle, en pleine montée de la protestation dans le pays, quand des gilets jaunes avaient pris d’assaut montés sur un transpalette la porte d'entrée de son ministère.

Du jamais vu depuis 1999, quand des agriculteurs en colère avaient saccagé le bureau ministériel de Dominique Voynet. « Ce n'est pas moi qui ai été attaqué, c’est la République », avait commenté le ministre, incapable de comprendre qu’il était l’incarnation d’une classe politique arrogante et totalement coupée des réalités du peuple. « Vous savez, ici, avait-il ajouté, c'est la maison de tous les Français. Ceux qui ont aujourd'hui utilisé un engin de chantier pour défoncer le portail du ministère, ils ont attaqué la maison de France.»

Déphasé

Ces émotions passées, Benjamin Griveaux se dit qu’il est temps de reprendre la main. L’avenir (politique) lui appartient, le privé attendra : deux mois après la fuite de Grenelle, il s'engage en mars 2019 dans la course à la mairie de Paris. L’occasion, histoire de montrer à son électorat qu’il a les pieds sur terre, de relever que son modeste salaire de 7 900 euros nets mensuels - 2,5 fois moins que celui qu'il touchait dans le privé précise-t-il - ne lui permet pas d'être propriétaire à Paris. Sa déclaration publiée en décembre 2017 par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) laissait tout de même apparaître un patrimoine brut total de 600 176 euros. Les réseaux sociaux, eux, s'enflamment devant ces propos jugés « indécents » par certains. D'autres, ironiques, s'exclament : « Vite une cagnotte ! » D'autres bourdes suivent, comme ce mois de juillet 2019 quand Griveaux rend hommage sur Twitter aux déportés de la rafle du Vel d’Hiv en postant avec son IPhone... une photo de familles de collabo arrêtées après la libération de Paris.

Alors que sa campagne parisienne patine et inquiète sa famille politique en quête d’implantations locales, l’usage de son smartphone va précipiter sa chute. Il n’y a plus très loin avant que ne s’inscrive le fameux Fatal error sur son écran. Le lendemain du malheureux Twitt sur le Vel d’Hiv, Le Point dévoile un enregistrement privé dans lequel le candidat dézingue à tout va. « Il y a un abruti chaque jour qui dit qu’il veut être maire de Paris », entend-on d’abord. Puis, ça se précise : Hugues « Renson c’est un fils de p*, on le sait depuis le premier jour. Mounir [Mahjoubi]… bon… no comment »…

La folle machine ne s’arrête plus. Dans cette saisissante montée en tension vers le chaos et la bêtise, hors sol, Benjamin Griveaux avance tête baissée. Jusqu'à ce que l’inénarrable Joachim Son-Forget, député des Français de l’étranger du même camp, allume en février 2020 un missile en révélant l'existence d'une vidéo explicitement sexuelle. Une vidéo et une affaire scabreuses dont toute la France a au minimum entendu parler. « Je n'ai jamais relayé de vidéo, tente de se dédouaner sur le moment le lunaire Son-Forget sur son compte Twitter - suspendu depuis. J'ai relayé un lien vers un site qui pointait un article contenant deux vidéos, et dont j'ai obtenu l'adresse entre autres depuis un autre tweet, afin de dénoncer les méthodes employées et de protéger les victimes de lynchage ».

La déflagration est sans précédent. Celui qui voulait déplacer la gare de l'Est pour y planter un Central Park (!) parisien se retire sonné, après une campagne cauchemardesque. « Cette décision me coûte mais mes priorités sont très claires, annonce-t-il livide le 14 février 2020, dans un sidérant exercice de contrition. C'est d'abord ma famille, vous l'aurez compris (…) Ce projet, aujourd’hui, il vivra mieux sans moi ». Marié et père de trois enfants, le désormais ex-candidat disparaîtra des radars. Jusque sa démission remise cette semaine à Richard Ferrand, le président LREM de l’Assemblée nationale (celui qui vingt ans plus tôt l’avait fait rentrer dans les cercles rocardo-strauss-kahniens), après 4 années passées sur les bancs du Parlement où il aura laissé la trace d’un député parmi les moins actifs de la législature.

Game over

Cette fois, c’est en donc fini. Game over : la carrière politique de Benjamin Griveaux aura été un feu de paille, dans lequel il s’est brûlé les ailes. Ce parcours météorite pose plusieurs vraies questions sur la nature de l’engagement de ces cavaliers légers de la macronie, qui abandonnent leurs fonctions et leurs électeurs en plein champ - en plein mandat. Sur la question de la porosité privé/public, le sentiment de malaise est palpable à la vue de ce spectacle. Avant de planter tout le monde, Benjamin Griveaux a nécessairement préparé sa sortie, pendant des semaines, voire des mois. A l’image d’une Brune Poirson qui l’a précédé de quelques jours dans leur marche vers le privé - tout en conservant ses missions confiées par le gouvernement, opportunément... prolongées début avril.

Ces parlementaires ont entretenu alors qu’ils étaient en fonction, élus de la République - donc censés se tenir à une distance d’usage -, des liens (trop) étroits avec des intérêts qui ne sont pas n’importe lesquels. Pendant qu’ils siégeaient au Parlement, ils se préoccupaient de leur avenir, négociant et discutant de leurs rémunérations ou de futurs marchés. Comment imaginer que cela se soit fait sans contreparties, et que leurs interlocuteurs ne leur aient pas fait part en retour de leurs préoccupations, des dossiers et d’intérêts à pousser ? On le sent bien : poser la question est une réponse.

En marche...vers le privé

Plus largement, ces abandons décrivent aussi un fonctionnement déliquescent de la macronie et de ses élus. Après son départ du gouvernement en juillet 2020, Brune Poirson, ex-de Veolia et grande adepte des partenariats publics-privés (PPP), s’est sentie mal-aimée et maltraitée par ses amis. L’ex-secrétaire d’État à la Transition écologique (non renouvelée par Jean Castex) comme Benjamin Griveaux (qui ne peut s’en prendre qu’à lui même de la fin en capilotade de son parcours politique) ont visiblement eu du mal à accepter n’être qu’un/une député/e parmi d’autres. Un véritable déclassement, à leurs yeux. Ce qui en dit long sur l’idée que ces parlementaires courant d’air se font d’une fonction considérée autrefois comme un Graal, une position flatteuse et un honneur méritant qu’on s’y investisse pleinement.

Aux yeux de ces élus de passage biberonnés aux grandes écoles de commerce (HEC pour Griveaux, Harvard et la London school of economics pour Poirson), il n’y a ici au fond qu’une tâche indigne de leur talent - et insuffisamment rémunérée. Curieux attachement à la chose publique, si on peut dire, mis également en lumière par les cas de plusieurs ex-conseillers du prince : Sybeth Ndiaye, qui désormais s’épanouit chez Adecco, une reconversion discutable validée par la HATVP, Sébastien Fort, qui réfléchit pour le compte d’Avisa, un acteur majeur de l’intelligence économique, ou encore Ismaël Emelien, qui conseille avec bonheur LVMH et Veolia.

Ou de cet autre député, Jack Straw, anglais celui-là : après s’être fait piéger en 2015 par un journaliste de la chaîne Chanel 4, ce travailliste bon teint ne s’était pas dégonflé : « un député, c’est comme un taxi.. », avait-il déclaré pour justifier son enveloppe. Sous entendu on l’achète pour aller d’un point à un autre… Gageons que les enmarcheurs repartis dans le privé, Benjamin Griveaux en tête de gondole, sauront comment s’y prendre.

Enfin, derrière cette incroyable légèreté, ces abandons de postes racontent sans doute aussi beaucoup du fonctionnement totalement caporalisé du groupe LREM au Parlement, qui interdit toute initiative et à toute tête qui voudrait dépasser d’exister. Une mécanique qui ne peut a fortiori que contrarier les egos boursouflés. Jusqu’à mettre en pratique à leur façon la phrase célèbre attribuée à Marcel Dassault: « La politique, ça m’ennuie. Un député, ça ne sert à rien.»

Crédits photo/illustration en haut de page :
Benjamin Griveaux ancien Porte-parole du gouvernement annonce le retrait de sa candidature pour les élections municipales à Paris, 14 février 2020 . Lionel Bonaventure, AFP

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