
Depuis mars 2024, le quartier de Matongé, à Bruxelles, est un « hotspot ». Une zone sous surveillance renforcée, censée faire face à une vague de fusillades qui secoue la capitale. Blast est allé voir ce qui s’y passe vraiment. Sur le terrain, dans les galeries, les allées, le trafic se déroule… à l’ancienne : tranquille, presque en pantoufles, à ciel ouvert. Le contraste est frappant : là où les médias parlent de kalachnikovs et de règlements de comptes, ici, ce sont des vendeurs de quelques grammes, des coiffeurs, des gérants de snacks et de petits commerces qui subissent le feu de la surveillance. Sous le poids du hotspot, c’est la petite économie des plus précaires qui vacille. Reportage.
Crédits photo/illustration en haut de page :
Margaux Simon