Mort de Quentin à Lyon : contre-enquête au cœur d’une ville gangrénée par la violence d’extrême-droite

Mort de Quentin à Lyon : contre-enquête au cœur d’une ville gangrénée par la violence d’extrême-droite

La mort de Quentin Deranque à Lyon, à la suite d’une bagarre survenue le 12 février, a enflammé l’extrême droite. Les enquêteurs ont interpellé onze personnes, présumées innocentes à ce stade. Parmi elles figurent deux collaborateurs parlementaires du député LFI Raphaël Arnault. Depuis les faits, plusieurs figures et militants d’extrême-droite appellent publiquement à la vengeance et défendent la thèse d’un guet-apens tendu par des antifascistes. Pour l’instant, les éléments connus de l’enquête ne confirment pas cette version. Des témoignages et des vidéos évoquent plutôt une bagarre provoquée par le groupe de Quentin Deranque. Militant de l’extrême-droite radicale lyonnaise, il évoluait dans un contexte local marqué par la présence durable de groupes néo-fascistes, régulièrement impliqués dans des violences. Sa mort dramatique ne doit pas faire oublier que la violence des antifas est sans commune mesure avec celle de l’extrême droite, qui multiplie les exactions depuis des années.

Crédits photo/illustration en haut de page :
Margaux Simon