
Les procès du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy ne sont pas historiques seulement parce qu’un ancien président de la République est accusé de corruption et d’association de malfaiteurs. Pour l’une des premières fois, les victimes humaines des raisons d’État témoignent à la barre et obtiennent le statut de parties civiles, c’est-à-dire le droit d’agir en justice aux côtés du parquet. En s’impliquant dans les audiences, le collectif des filles du DC-10 et les familles des victimes de l’attentat de 1989 ont réussi à incarner et à rendre concrets les effets de la corruption. Un pas essentiel dans le combat pour l’intégrité publique.
Crédits photo/illustration en haut de page :
Morgane Sabouret