USA : asservissement médiatique à la française en 7'57 chrono

Le 3 janvier, les forces spéciales américaines ont enlevé le président du Venezuela, Nicolás Maduro, après une nuit de bombardements sur la capitale, Caracas, provoquant la mort d’une centaine de personnes. Dès le lendemain, le commentariat dominant s’est empressé de qualifier l’opération : « exceptionnelle », « extraordinaire », « audacieuse », « folle », « brillante », « spectaculaire ». Quand certains se demandent si l’on peut se « réjouir de la capture du dictateur Maduro », d’autres estiment que si au final le peuple vénézuélien y trouve son compte, ils « s’accommoderaient » du fait que Donald Trump ne respecte pas le droit international. En matière d’impérialisme américain, personne ou presque ne condamne la violation d’un pays souverain, comme ce fut le cas lors de l’agression russe en Ukraine. Un deux poids, deux mesures renié par Sébastien Lecornu, qui s’est exclamé qu’en « France, il n’y avait qu’une seule parole : l’équité, la justice. La vérité, la vérité, la vérité. »

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Morgane Sabouret / Margaux Simon