Ben-Gvir et Smotrich, dignes représentants d’un État colonial et suprémaciste

Ben-Gvir et Smotrich, dignes représentants d’un État colonial et suprémaciste

Mardi 9 juin 2026, on apprenait que le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich serait désormais interdit d’accès au territoire français. Soit une mesure punitive du même type que celle visant, depuis le 23 mai, Itamar Ben-Gvir, ministre de la Sécurité nationale. Figures de l’extrême droite néofasciste-suprémaciste en Israël, ces deux-là sont certes des personnalités dangereuses et détestables. Mais ils sont aujourd’hui d’utiles épouvantails pour tous ceux qui veulent dissimuler cette évidence : Smotrich et Ben-Gvir ne sont pas des extrémistes marginaux dans leur pays, mais les visages d’un processus pas encore abouti de radicalisation coloniale-raciste qui ne date pas d’hier et qui trouve ses racines dans les fondements même de l’État d’Israël. Ce dernier est en effet, dans son essence, la concrétisation d’un projet colonial de peuplement dont la réalisation passe par le remplacement de la population indigène, autrement dit l’éradication du peuple palestinien.

Crédits photo/illustration en haut de page :
Morgane Sabouret