Guerre au Moyen-Orient : les conséquences dramatiques d'une bombe climatique

Voilà maintenant plus d’un mois que le Moyen-Orient s’embrase. Depuis le 28 février dernier, les frappes israélo-américaines ont plongé la région dans une crise aux multiples répercussions. Au-delà de la situation humanitaire dramatique et du choc énergétique et économique, ce sont aussi les écosystèmes qui se retrouvent ébranlés par les combats. En un mois, ce sont plus de 300 événements comportant des risques environnementaux qui ont été recensés par l’Observatoire des conflits et de l’environnement. En seulement quatorze jours, les opérations auraient généré environ 5 millions de tonnes de gaz à effet de serre. Rapporté sur un an, ce serait l’équivalent des émissions cumulées des 84 pays les moins émetteurs au monde, selon une analyse du Climate and Community Institute. En Ukraine, à Gaza, au Liban ou en Iran, où le droit international est piétiné, la destruction de l’environnement n’est pas seulement un effet collatéral des opérations militaires, mais une arme comme une autre.

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Morgane Sabouret / Margaux Simon