Loi intégrale, VSS : "Macron a mis à genoux les femmes et les précaires"

L’assassinat de la jeune Lyhanna en juin 2026 a relancé la colère des collectifs féministes et de la société civile face à l’inaction de l’Etat en matière de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Les mobilisations citoyennes, chaque lundi devant les tribunaux, a forcé la mise à l’ordre du jour d’une loi cadre dite « intégrale » souhaitée par certaines associations féministes depuis des années. Alors que la proposition de loi a fait son entrée à l’Assemblée nationale le 1er octobre, d’autres organisations féministes récusent ce texte pourtant présenté comme une réponse consensuelle aux VSS. Pour Emmanuelle, du collectif Nous Toutes, ce texte privilégie la répression à la prévention et ne protège aucunement les personnes les plus exposées aux violences, tout en perpétuant la hiérarchisation des victimes. Pour Agnès Aoudaï, du Mouvement des mères isolées, c’est toute les réformes des gouvernements Macron qui ont mis « à genou les femmes et les précaires » qu’il faudrait réformer pour lutter activement contre ces violences. Dans ce focus, Blast donne la parole à celles qui s’opposent à une proposition de loi qu’elles jugent « libérale et inefficace »

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Margaux Simon / Morgane Sabouret