
Le samedi 3 octobre, une mobilisation internationale est organisée pour dénoncer les ravages des pesticides et du modèle agro-chimique, et elle promet d'être historique. En France, des milliers de personnes se sont donné rendez-vous à Saint-Pierre-la-Garenne dans l’Eure, où la multinationale Syngenta, géant de l’agrochimie, détient un site de production de pesticides. Alors que le nombre de cancers chez les jeunes a augmenté de 80 % en trois décennies, quelques multinationales, dont Syngenta, continuent de tirer profit et d’intoxiquer toujours plus les terres et les populations. Chaque année, c’est l’équivalent de vingt-cinq millions de baignoires remplies de produits chimiques purs qui est pulvérisé sur les cultures vivrières du monde entier. Cette quantité n’a cessé d’augmenter au cours des trois dernières décennies. Alors que les scandales sanitaires se multiplient, les pouvoirs publics et les instances européennes continuent de favoriser un modèle agricole soumis aux pesticides. Entre la directive européenne omnibus sur les pesticides qui s’attaque aux garde-fous actuellement en place, et la nouvelle loi d’urgence agricole adoptée en France le 18 août dernier, qui autorise entre autres la réintroduction des néonicotinoïdes, nos instances publiques installent sciemment une insécurité chimique sur la population toute entière, et ce, pas seulement en Europe. À l'occasion de la journée de mobilisation du 3 octobre, cette nouvelle chronique écologie pour Blast vous propose de revenir sur les activités toxiques Syngenta, géant mondial de l’agrochimie, et sur ses liens peu connus, avec l’industrie de l’armement.
Crédits photo/illustration en haut de page :
Margaux Simon / Morgane Sabouret