Les services anti-terroristes mobilisés pour mater les grévistes

L'an dernier, pendant plus de 4 mois, des salariés de l'entreprise publique Réseau Transport Électricité ont fait une grève pour obtenir une petite augmentation salariale. Après avoir laissé le conflit s'enliser, puis refusé cette augmentation, et a procédé à des mises à pied, jusque là, un cas tristement banal. Mais c'est la suite des événements qui est choquante et presque inédite : Suite à cette grève, la direction décide de porter plainte contre X, et le 4 octobre 2022, 4 salariés sont arrêtés à leur domicile, menottés, perquisitionnés, accusés devant leur famille de "Cyber terrorisme en bande organisés" et emmenés à la Direction Générale de la Sécurité Intérieure, pour une garde à vue de 96 heure. La CGT dénonce "Un traitement réservé aux terroristes présumés". Que s'est il vraiment passé ? Pourquoi la DGSI se retrouve mêlée à un mouvement de grève au sein d'une entreprise publique ? Explications de Francis Casanova, Délégué syndical central CGT RTE.

Crédits photo/illustration en haut de page :
Blast, le souffle de l’info

Soutenez Blast, le souffle de l’info

Likez, partagez, commentez

Vous souhaitez nous alerter sur un sujet ? Vous avez des infos qui vous semblent mériter que la rédaction de Blast les analyse, pour éventuellement enquêter dessus ?
Cette adresse mail vous est ouverte : enquetes.blast@protonmail.com (voir les instructions)