Viols dans les beaux quartiers parisiens : le récit glaçant des victimes

« Ce livre n’aurait jamais dû être écrit. Le silence devait tout emporter, l’ignominie des faits, les dégâts irréparables, le nom des responsables, celui des victimes, et ainsi, la possibilité d’une mémoire collective » : ainsi commence « Les hommes de la rue du Bac » (JC Lattes), le récit du journaliste de Libération Willy Le Devin, sorti le mois dernier dans un relatif silence. « Écrire ce livre est dès lors une inversion de l’histoire. Il donne la parole à celles et ceux qui, durant parfois des décennies, ont subi, ont pressenti, ont observé, n’ont pas osé nommer, se sont tus. Sa nécessité s’est imposée au gré de l’infinité de recherches et de rencontres qui ont précédé et suivi la publication, à l’été 2024, d’une série dans Libération » poursuit l’auteur que reçoit Denis Robert pour ce Zoom newlook enregistré dans le nouveau décor de Blast. 90 minutes de conversation passionnante, improbable et éprouvante autour du témoignage d’Inès Chatin, et des viols et sévices sexuels qu’elle a subi quand elle était enfant, de 4 à 13 ans (entre 1977 à 1987).

Crédits photo/illustration en haut de page :
Morgane Sabouret