Bolloré l’Africain (1/4) : Soupçon de corruption

Dans son business, Vincent Bolloré aime aller vite pour, si possible, installer un monopole. En Afrique, la méthode a fait ses preuves. Et quand la justice française s’en mêle dans un dossier lié au Togo, il s’arrange pour régler l’affaire en catimini et passer à autre chose. Sauf quand il tombe sur une magistrate moins coulante qui refuse cette justice négociée. Conséquence : après avoir reconnu sa culpabilité, le milliardaire devra a priori répondre devant un tribunal correctionnel des chefs de « corruption d'agent public étranger », de « complicité de faux et usage » et de « complicité d'abus de confiance ». En partenariat avec Africa Confidential (1), Blast a mené l’enquête sur les affaires de Bolloré l’Africain au pays qui lui vaut ses soucis actuels. Une série en quatre volets.

Vincent Bolloré n'est pas homme à perdre ses combats. Ce 26 février 2021, pressant le pas dans son costume anthracite, écharpe autour du cou, l'industriel se présente confiant devant le tribunal judiciaire de Paris. L'audience confidentielle à laquelle il est convoqué ce matin-là s'annonce une simple formalité. Quelques jours plus tôt, ses avocats ont conclu un accord avec le Parquet national financier (PNF) : en échange d'un plaider-coupable, sur des faits présumés de corruption intervenus au Togo en 2010, le justiciable Bolloré pourra ressortir libre sans qu’aucune condamnation ne soit inscrite à son casier judiciaire. Tout est écrit, convenu, signé.
Jusqu’au montant de l’amende qu’il devra régler : 375 000 euros.

Audience coup de théâtre

A l'audience, Jean-François Bohnert, le procureur national financier, est le premier à prendre la parole dans une salle quasi vide. L’occasion de se féliciter des discussions « parfaitement sereines » qui ont précédé ce rendez-vous. Dans les faits, la magistrate du siège qui officie ce 26 février 2021 au tribunal judiciaire de Paris doit valider la « Comparution avec reconnaissance préalable de culpabilité » (CRPC) de Vincent Bolloré, mais aussi celles de deux autres dirigeants de son groupe, Gilles Alix et Jean-Philippe Dorent. Elle doit également entériner la Convention judiciaire d'intérêt public (CJIP) destinée à clore les poursuites contre le groupe Bolloré en échange d'une amende évaluée à douze millions d'euros. Dans l’esprit de l’homme d’affaires, son horizon judiciaire semble complètement dégagé.

Oui, madame la présidente

Importée des États-Unis, cette justice de couloir négociée n'est pas du goût d'Isabelle Prévost-Desprez, la juge d'expérience, réputée inflexible, qui préside les débats ce jour-là. A l'audience, la présidente du tribunal donne d'abord le détail du dossier, puis demande à Vincent Bolloré s'il reconnaît sa culpabilité : « Oui, madame la présidente », répond le prévenu, pressé d’en finir.

Pour la première fois, le patron breton, qui a nié pendant l'instruction avoir été au courant des contributions financières consenties par son groupe à Faure Gnassingbé, président du Togo, reconnaît s'être rendu coupable des faits poursuivis. Dans un silence glaçant, Vincent Bolloré vient tout simplement d'avouer des faits présumés de corruption.

Le président du Togo Faure Gnassingbé, lors du 18ème sommet de la Francophonie tenu ce 19 novembre en Tunisie.
Image présidence République du Togo

Si la juge valide dans la foulée la CJIP, la suite va faire dérailler le scénario écrit à l’avance. Isabelle Prévost-Desprez refuse en effet d'homologuer la « Comparution avec reconnaissance préalable de culpabilité » (CRPC) puis stupéfie l'assistance en expliquant que les peines proposées par le PNF sont « inadaptées ». Elle estime « nécessaire » que les infractions reprochées à Vincent Bolloré et ses deux acolytes soient jugées devant un tribunal correctionnel. « La souveraineté et le bon fonctionnement des institutions togolaises ont été altérés », explique-t-elle, d'une voix claire et posée. Particularité procédurale, les déclarations faites et les documents remis au cours de la procédure de CRPC ne seront pas transmis à la juridiction de jugement. Vincent Bolloré doit pouvoir bénéficier des droits de la défense, y compris celui de pouvoir contester, cette fois, les faits reprochés.

Extraits de l'ordonnance de validation de la CJIP signée le 26 février 2021 par la juge Isabelle Prevost-Desprez, les avocats de Vincent Bolloré et de son groupe et le procureur de la République financier Jean-François Bohnert. Le montant de l'amende d'intérêt public pour Bolloré SE et la société financière de l'Odet (la maison-mère du groupe Bolloré) a été fixé à 12 millions d'euros.
Document Blast

Dans l’immédiat, au palais de justice de Paris, c’est un coup de tonnerre : voilà qu'un milliardaire parmi les plus puissants et influents de France devra répondre de faits de corruption qu’il a lui-même reconnus devant un tribunal. Du jamais-vu !

Pour Bolloré, c'est une humiliation. A la sortie de l'audience, derrière le masque chirurgical qui lui barre le visage, l’industriel dissimule tant bien que mal un rictus de colère. Alors qu’un micro se tend, il articule deux mots au journaliste qui lui demande une réaction : « aucun commentaire », rétorque-t-il à Blast, prévenu de la tenue de cette audience confidentielle, qui a envoyé une équipe.

Le 26 février 2021, en pleine phase de lancement, Blast a dépêché une équipe au palais de justice de Paris. A la sortie de l’audience, où rien ne s’est passé comme prévu, Vincent Bolloré apprécie très modérément la présence de notre caméra.
Document Blast

Depuis cet épisode retentissant, le parquet national financier (PNF) a renvoyé le dossier à l'instruction. L'homme d'affaires conteste sa mise en examen. Pour assurer sa défense dans cette procédure mal engagée, Vincent Bolloré a recruté des ténors du barreau parisien. Associés au cabinet « Lombard, Baratelli, Astolfe & associés », Me Jean Veil et Me François Cornut-Gentille ont saisi au printemps 2022 la Cour d'appel de Paris après le refus de la juge d'instruction d’accorder à leur client le statut favorable de témoin assisté.

Guerre procédurale

Pour les avocats de Vincent Bolloré, l’accusation serait juridiquement infondée, ce qui expliquerait selon eux que le parquet ait été très favorable à une solution financière globale. Dans le cadre d’une procédure négociée, Vincent Bolloré aurait accepté de « sacrifier son innocence » pour mettre fin à une procédure qualifiée « d’interminable », qui nuirait gravement aux intérêts du groupe.

Noyer les questions

Le 10 novembre dernier, une requête en nullité déposée par les conseils du milliardaire devait être examinée par la Cour d’appel de Paris. Mais un incident technique, soulevé par ces mêmes conseils, a empêché tout débat au fond.

Pour Me Alexis Ihou, « les avocats de Vincent Bolloré tirent toutes les ficelles possibles pour essayer d'empêcher la tenue d’un procès ». Représentant deux ex-candidats à l'élection togolaise de 2010 reconnus parties civiles par la justice française, l’avocat voit dans les démarches engagées par la défense de Bolloré « des manœuvres dilatoires pour noyer les questions principales dans des affaires subsidiaires ».

Contacté par Blast, ni Me Veil, ni Me Astolfe n’ont souhaité nous répondre. A ce stade, le camp de l’homme d’affaires n’a pas encore épuisé tous les recours juridiques possibles. Si un procès en correctionnelle doit se tenir, il n’aura pas lieu avant l’automne 2023. C’est dire si cette affaire colle à la peau de l’industriel breton, bientôt 71 ans, comme une vieille histoire africaine.

Afrique, adieu ?

Entre Bolloré et l’Afrique, c’est une vieille et longue histoire. Complexe, trouble et finalement assez peu connue. Pour beaucoup d’observateurs, les ennuis judiciaires du patron breton expliquent son empressement à vouloir quitter le continent, en cédant pour 5,7 milliards d'euros à son rival italo-suisse MSC (la Mediterranean Shipping Company, numéro un mondial du fret maritime), l'une des filiales les plus rentables de son groupe tentaculaire : Bolloré Africa Logistics.

En France, le groupe MSC n'est pas inconnu de la justice : entre août 2016 et mai 2017, il a employé l'actuel secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kohler, comme directeur financier. Pour avoir dissimulé certains liens familiaux avec la famille Aponte, qui préside aux destinées de la compagnie, la justice soupçonne le « vice-président » de prise illégale d'intérêts. Mis en examen le 3 octobre 2022, Alexis Kohler est évidemment présumé innocent des faits reprochés. 

Vincent Bolloré, dans une vidéo de promotion célébrant les 200 ans de son groupe familial.
Image groupe Bolloré

En vendant ses actifs portuaires africains au groupe MSC, Vincent Bolloré a-t-il vraiment l'intention de quitter l'Afrique ? Notre enquête démontre au contraire que ses réseaux d'influence, qui ont assis sa suprématie commerciale dans le secteur de la logistique, sont plus que jamais mobilisés. Sur un nouveau chantier : ils travaillent désormais à l’édification d'un empire médiatique continental regroupant la fourniture de chaînes de télévision payantes, de services Internet et de publicités. Le tout sous la bannière Vivendi, groupe contrôlé par Vincent Bolloré, détenteur à ce jour de 29,5% de son capital.

Le 19 janvier 2022, celui qui possède désormais CNews, Europe 1, le Journal du Dimanche et Paris Match répondait aux questions des membres de la commission d'enquête sénatoriale consacrée à la concentration des médias. « Les médias sont une entreprise très rentable. Je fais du business, pas de politique », expliquait l'industriel. L'implantation de Vivendi en Afrique démontre évidemment le contraire.

Début 2022, l’homme d’affaires, à la tête d’un puissant groupe de presse constitué au cours des dernières années, était entendu au Sénat par les membres de la commission d’enquête sur la concentration des médias.
Image Public Sénat

Un marché à sa mesure

Filiale sur le continent africain du géant français de la communication et des médias, le Groupe Vivendi Africa (GVA) a été créé à Paris le 14 janvier 2015. Vincent Bolloré ne dirige la multinationale que depuis six mois. Et pourtant, il lui fixe déjà plusieurs objectifs africains. L'un d'entre eux consiste à créer sur le continent - où son groupe patrimonial est très implanté - un opérateur télécom spécialisé dans la fourniture d'accès Internet à très haut débit, grâce à la fibre optique. A travers sa CanalBox, Vivendi propose déjà des chaînes de télévision dans 24 pays d'Afrique, mais celui qui contrôlera Internet contrôlera en partie les tuyaux. Dans ces domaines, Vincent Bolloré veut être incontournable. Et, il n'est jamais aussi fort qu'en situation de monopole.

Plus de sept ans après sa création, GVA est présent dans sept pays (Gabon, Côte d'Ivoire, République démocratique du Congo, République du Congo, Burkina Faso, Rwanda, Togo) et huit métropoles africaines.

Notre enquête se concentre sur la filiale du Togo (GVA Togo) qui incarne le cœur battant du système d'influence de Vincent Bolloré en Afrique, ce qui lui vaut à Paris quelques ennuis judiciaires. Documents à l'appui, nous sommes en mesure de révéler comment l'industriel français s'est imposé sur le marché togolais de l'Internet en profitant d'un appel d'offres taillé sur mesure et en s’entourant de proches du pouvoir.

Mais avant de se plonger dans cette histoire, essayons d'abord de comprendre comment Vincent Bolloré s'est implanté au Togo. Une saga qui démarre à la fin des années 1990…

Un Breton sur le port de Lomé

Chez Vincent Bolloré, l'histoire commence toujours par une ambition. Avec le port de Lomé, auquel il s’intéresse à la fin des années 1990, il s’agit d'ajouter un nouveau trophée à son réseau d'infrastructures portuaires et logistiques réparties sur l'ensemble du continent africain. Lomé est à l’époque le seul port d'importance en Afrique de l’Ouest qui échappe encore à son emprise.

Une vue des quais du port de Lomé.
Image présidence de la République du Togo

Pendant plus de 20 ans, aidé par Dominique Lafont, son bras droit pour l'Afrique, le Breton a bâti une chaîne de terminaux à conteneurs qui s'étire le long de la côte ouest-africaine. Cette implantation confère à son groupe une situation quasi monopolistique dans la gestion des infrastructures portuaires, lui permettant de pratiquer des prix aussi élevés qu'indiscutables. De Nouakchott en Mauritanie jusqu'à Pointe-Noire au Congo-Brazzaville, aucun affréteur ne peut faire sans « Bolloré » et ses nombreuses filiales. Les rachats par le groupe familial de sociétés très implantées, comme la SCAC (1986), Delmas-Vieljeux (1991) ou Saga (1996), associés à la captation de l'empire Rivaud, ont donné au milliardaire une surface financière continentale et une position dominante.

La carte des infrastructures logistiques et portuaires du groupe Bolloré en Afrique de l’Ouest.
Image groupe Bolloré

La ville de Lomé fait du Togo (5,5 millions d'habitants) un pays stratégique. Son port en eau profonde est le seul de la région. Toujours dirigé par des proches du pouvoir - civils ou militaires -, il est un poumon économique essentiel pour le Togo et une plate-forme discrète, par laquelle tout peut transiter.

En mai 2022, les équipes de Bolloré reçoivent des étudiants sur le port de Lomé.
Image Bolloré Africa Logistics

Dans les années 1990, Vincent Bolloré se heurte à deux obstacles : le premier n'est autre que le général Eyadéma, président du pays depuis 1967, qui n'apprécie guère le corsaire breton ; le second s'appelle Jacques Dupuydauby, l'ancien patron de la SCAC, qu'il a lui-même viré avec fracas en 1986. Jacques Dupuydauby est un vieux routier de l'Afrique. En affaires, il connaît toutes les coutumes, les coups tordus, les faveurs et les dessous-de-table. L'homme est surtout très apprécié du pouvoir togolais et de ceux qui le servent, comme le français Charles Debbasch, conseiller spécial à la présidence et collecteur de pots-de-vin à ses heures perdues. Avec le temps, cet industriel réputé proches des réseaux chiraquiens va devenir le plus farouche ennemi de Vincent Bolloré. Mais pour le moment, Jacques Dupuydauby constitue son meilleur appui industriel au Togo.

Charles Debbasch à la télévision française, à une époque où, au siècle dernier, doyen de la faculté de droit d’Aix-en-Provence, il conseille le président de la République française Valéry Giscard d’Estaing.
Il n'y connaît rien

Vincent Bolloré n'est pas un amoureux du continent africain. Il n'aime ni les palabres, ni ces pays lointains, complexes et chronophages. « L'Afrique ? Il n'y connaît rien », estime sans détours l'un de ses anciens lieutenants, qui souhaite garder l'anonymat. Pour s'implanter à Lomé, le patron français n'a donc d’autre choix que de s'associer dès 1998 avec Jacques Dupuydauby.

Au Togo, l'alliance Dupuydauby/Bolloré semble contre-nature mais elle s'établit sur la promesse de projets industriels ambitieux et de juteux retours sur investissements. Jacques Dupuydauby n'a pas la surface financière pour développer ses projets, Vincent Bolloré n'a pas les contacts. Chacun a la solution au problème de l’autre entre ses mains.

Un système à la mode

Sur place, l'environnement de l'époque est qualifié de « toxique » par un autre ancien proche de l'industriel breton, qui a accepté de nous rencontrer. La corruption ? « C'est le système Dupuydauby, qui a tout pourri au Togo », assure cette source anonyme. Face à ces accusations, Jacques Dupuydauby esquisse un sourire et affirme que les entreprises du groupe Bolloré n'ont jamais eu aucun problème avec la corruption au Togo. Un simple mode opératoire érigé en système par les autorités locales, selon lui.
Au fil des années, le Togo devient « la chasse gardée de Vincent Bolloré », « pour une raison que je n'ai jamais comprise », précise notre source. « Le Togo ? C'est tout petit et ses dirigeants sont facilement influençables, si vous disposez des bons relais d'influence », décrypte de son côté un autre bon connaisseur du pays et de ses usages.

Aux bons offices de Charles

Depuis plus de trente ans, Vincent Bolloré dispose d'un homme-lige placé au cœur du pouvoir à Lomé. Son nom : Charles Kokouvi Gafan. Gafan à la fois le patron de Bolloré Africa Logistics au Togo et « l'envoyé spécial » du président togolais pour certaines affaires sensibles. « Vincent gère tout en direct avec Gafan », assure l'une de nos sources. « Tout passe par lui et toujours en dehors des canaux traditionnels ». Entré au service du groupe familial en 1985, l’homme est un précieux relais qu'un ancien ministre décrit comme « le parfait apparatchik, fidèle au régime et prêt à tout pour Bolloré ». Le profil idéal.

Charles Kokouvi Gafan, pilier du dispositif Bolloré au Togo.
Image compte twitter Charles Gafan

Dans l'empire Bolloré au Togo, Charles Kokouvi Gafan apparaît comme la pierre angulaire d'un système politico-financier. Sollicité par téléphone (et sms), il a refusé de répondre à nos questions. Selon des médias d'opposition, Charles Kokouvi Gafan aurait épousé l'une des sœurs du président Faure Gnassingbé, sans que nous puissions le confirmer. L'un de nos contacts à Lomé est convaincu de sa très grande proximité avec l'actuelle Première ministre, Victoire Tomegah Dogbé, ancienne directrice de cabinet du président togolais.

C'est avec ces atouts et ces cartes en mains que Vincent Bolloré prend définitivement pied au Togo. Au passage, Jacques Dupuydauby fait chèrement valoir son entregent - un salaire de 30 000 euros par mois - et obtient dès août 2001 des contrats de manutention sur le port de Lomé, attribués aux sociétés SE2M et SE3M.

En novembre 2004, Faure Gnassingbé, l'un des fils du président Eyadéma, alors ministre de l'Équipement, des Mines, des Postes et des Télégraphes - donc patron de fait du port de Lomé - signe une convention pour la construction et l'exploitation d'un nouveau terminal à conteneurs avec l'entreprise Terminaux Conventionnels de Lomé. Une société nouvellement créée gérée de concert par Jacques Dupuydauby et Vincent Bolloré. Mais les deux hommes ne vont pas tarder à retrouver leurs vieux réflexes : la suite de l'histoire n'est que le remake d'un vieux feuilleton, dans lequel Jacques Dupuydauby et Vincent Bolloré s'affrontent depuis trente ans. Et, comme toujours, c'est l'industriel breton qui va en sortir vainqueur...

Cette enquête a été financée et soutenue par l'organisme européen Journalismfund.eu

(1) Africa Confidential est un site d’information spécialisé sur la politique et l’économie en Afrique. Partenaire de Blast sur cette enquête, il fait référence sur ces sujets.

A lire demain, le second volet de notre enquête :

D'un Gnassingbé à l'autre

Dossier /
Bolloré l'Africain

Retrouvez tous les articles associés.

Crédits photo/illustration en haut de page :
Philippine Déjardins

Soutenez Blast, le souffle de l’info

Likez, partagez, commentez

Vous souhaitez nous alerter sur un sujet ? Vous avez des infos qui vous semblent mériter que la rédaction de Blast les analyse, pour éventuellement enquêter dessus ?
Cette adresse mail vous est ouverte : enquetes.blast@protonmail.com (voir les instructions)