Guadeloupe, l’île sans eau : une histoire complexe

L’effondrement du système d’eau potable et d’assainissement de l’île s’explique en partie par sa géographie. Mais les luttes d’influence politique et l’opacité des relations entre l’État et la Générale des Eaux ont aggravé la situation. Alors que la situation en Guadeloupe reste très tendue, après l’occupation du conseil régional, nouveau volet de notre enquête exclusive consacrée à un scandale de la République.

« Les maux de l’eau en Guadeloupe découlent de la géographie et de l’histoire ». Le 11 juin dernier, la commission d’enquête sur l’eau de l’Assemblée nationale auditionne un haut fonctionnaire. Actuel directeur de cabinet de Sébastien Lecornu, le ministre de l’Outre-mer, Philippe Gustin a été préfet de Guadeloupe, de 2018 à 2020.

En quelques phrases, le préfet Gustin résume devant la représentation nationale toute la complexité du dossier. Pour faire simple, l’eau en Guadeloupe est à l’Ouest et la population à l’Est, où elle vit en majorité. « La ressource provient essentiellement de la Basse-Terre, précise le fonctionnaire lors de son audition, des pentes de la Soufrière et, plus précisément, d’une zone située entre Capesterre-Belle-Eau et Petit-Bourg, c’est-à-dire de la région la moins peuplée du département. Cette eau, qui dessert le reste de la Basse-Terre mais aussi la Grande-Terre, est acheminée jusqu’à la Désirade ».

Pour fonctionner, le système doit reposer sur la collaboration des différentes collectivités territoriales concernées. « Une telle conception du réseau, confirme le préfet Gustin, implique une parfaite solidarité entre les territoires. »

« La situation de l’eau en Guadeloupe est indigne d’un pays développé au XXIème siècle ». Du préfet Philippe Gustin, lors de son intervention en visioconférence devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Capture site Internet AN.


L’eau c’est Cadeau

Les deux parties de « l’île aux belles eaux » (Karukéra, le surnom que les Amérindiens lui ont donnée) sont raccordées par un réseau unique : baptisé feeder Belle-Eau-Cadeau (du nom du principal captage situé à Capesterre-Belle-Eau), il a été réalisé à la fin des années 1950. Il sera ensuite prolongé au tout début des années 1990 jusqu’à La Désirade, par une conduite sous-marine.

La carte des réseaux d’eau et des opérateurs de Guadeloupe. © Office de l’eau Guadeloupe


Dans les années 1950, l’État veut sortir la Guadeloupe de la pauvreté et de sa dépendance à la canne à sucre à travers de grandes infrastructures. C’est dans ce cadre que sont lancés les grands travaux d’adduction. Pour les financer, le Fonds d’investissement des départements d’outre-mer (FIDOM) a été créé en 1946, lors de la départementalisation des îles antillaises. Le développement économique de l’île et le tourisme en seront les premiers bénéficiaires. 

Pour mener ce chantier de l’eau à bien et réaliser les travaux qui s’imposent, une entreprise est choisie : Eau et Assainissement est une filiale du groupe sidérurgique Pont-à-Mousson, fleuron de l’industrie française spécialisé notamment dans la fabrication de canalisations. Implantée depuis 1947 en Guadeloupe, Eau et Assainissement sera rebaptisée Socea, Sobea, puis Sogea, au fil des réorganisations successives du groupe industriel. 

En 1963, via le préfet, l’État crée le syndicat intercommunal d’eau de la région de Pointe-à-Pitre (SIPEA), qui se voit confier l’exploitation du feeder et la distribution de l’eau potable sur le territoire de la commune et sur celui de la ville voisine des Abymes. Au fil des années et des rapprochements avec d’autres collectivités territoriales, un nouveau syndicat intercommunal voit le jour pour reprendre l’exploitation du feeder, les collectivités territoriales conservant la distribution d’eau sur leur territoire respectif. En 1977, cette superstructure prend son nom définitif : le syndicat intercommunal d’alimentation en eau et d’assainissement de la Guadeloupe. Le SIAEAG, cause supposée de tous les problèmes actuels. 

Une coquille vide

En fait, dès cette époque, le SIAEAG préfigure déjà ce qui pourrait devenir l’unique syndicat de l’eau et d’assainissement de l’île. Une structure aujourd’hui réclamée par la plupart des élus locaux, depuis l’explosion des problèmes au milieu des années 2010.

À partir de 1977 donc, le SIAEAG détient en effet les principaux captages, les usines, le réseau de transport et dessert en eau la quasi-totalité des communes de Grande-Terre, ainsi que plusieurs autres de Basse-Terre. Le conseil général lui confie également la maîtrise d’un réseau d’eau brute pour assurer l’irrigation des exploitations agricoles dans la moitié nord de Grande-Terre.

Jusqu’à 2008, en apparence, tout fonctionne bien. En pratique, le SIAEAG n’a pas à se préoccuper de grand-chose. Il ressemble plus à une coquille vide qu’à une structure véritablement opérationnelle : en dehors du conseil réunissant les élus représentant les communes, le syndicat ne compte qu’une poignée d’employés administratifs.

En réalité, depuis 1968, toujours sous la houlette de l’État, le syndicat intercommunal a accordé une délégation de service public (DSP) à la… Socea, pour gérer tout le système, de la production d’eau potable à sa distribution, en passant par le réseau de transport. Une autre DSP, confiée à la même filiale de Pont-à-Mousson, porte elle sur le réseau d’eau brute agricole. 

La boîte noire

En 1988, Pont-à-Mousson vend à la Générale des Eaux l’ensemble de ses activités de BTP, auxquelles la Socea (rebaptisée entretemps Sogea) est rattachée. Dix ans plus tard, au terme des réorganisations de la Générale des Eaux pour créer le groupe Vivendi, les activités eau et assainissement de la Sogea en Guadeloupe sont logées dans une nouvelle filiale : la Générale des Eaux Guadeloupe.

Pour autant et malgré l’adoption en 1993 de la loi Sapin 1, puis en 1995 de la loi Barnier et Mazeaud-Seguin, la DSP initiale de 1968 est prolongée jusqu’en 2008 par douze avenants, sans remise en concurrence. Plus grave, c’est une véritable boîte noire : l’État refuse de communiquer aux membres du syndicat intercommunal le contrat initial ! C’est ce qu’ont révélé plusieurs élus auditionnés par la commission d’enquête sur l’eau présidée par la députée FI Mathilde Panot.

Lors de son audition du 8 juin 2021, l’ex-député Joël Beaugendre l’a assuré : « Nous n’avons jamais eu connaissance des contrats. La DDAF [direction départementale de l’agriculture et de la forêt, NDLR] nous a déclaré que ceux-ci faisaient partie des secrets commerciaux », a ainsi affirmé l’ancien maire UMP de Capesterre-Belle-Eau (de 1995 à 2020) et ex-vice-président du SIAEAG (de 2000 à 2005).

Le 8 juin 2021, Joël Beaugendre, l'ancien vice-président du SIAEG, répond à la présidente de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale Mathilde Panot


En fait, après les lois de décentralisation (lois Defferre) votées en 1982, le SIAEAG a fait ce qu’il sait faire le mieux : tout déléguer aux services départementaux en charge de l’eau, la DDAF (désormais appelée DAAF, direction de l’alimentation de l’agriculture et de la forêt), pour pouvoir accéder au Fonds national pour le développement des adductions d’eau potable (FNDAE, créé en 1954 et supprimé le 1er janvier 2005), qui subventionnait les investissements des collectivités locales. 

La protection Générale…

Jusqu’en 2008, c’est donc le ministère de l’Agriculture, à travers son service départemental, qui gérait toute l’ingénierie et la maîtrise d’œuvre du SIAEAG. Mais les relations entre les deux parties se sont dégradées dans les années 2000. Lors de leurs auditions par la commission d’enquête, Amélius Hernandez, président (GUSR/autonomistes) du SIAEAG de 1997 à 2014, et Joël Beaugendre ont ainsi mis en cause directement la préfecture de région qui, selon eux, aurait protégé les intérêts de la Générale des Eaux.

En 2008, le SIAEAG prend deux décisions qui font exploser le syndicat, laissant apparaître au grand jour tous les problèmes que la Générale des Eaux avait su habilement dissimuler : cette année-là, ses dirigeants décident en effet de mettre fin aux deux DSP qui lui étaient confiées depuis des années. Pour l’eau potable, le syndicat choisit de passer un marché de prestation de services, confié à la Générale des Eaux, celui-là. Propriétaire du réseau d’eau brute agricole, le Conseil général lance de son côté un appel d’offres pour une nouvelle DSP. A la surprise générale, c’est la petite Nantaise des Eaux, filiale du groupe allemand Gelsenwasser, qui l’emporte en 2010.

Inattendu, cet accord nourrit rapidement des soupçons de corruption à l’encontre de Jacques Gillot, le lieutenant de Dominique Larifla, président autonomiste (Guadeloupe unie, solidaire et responsable) du conseil général de 2001 à 2015 : un an avant l’attribution de la DSP, en 2009, son fils Xavier, ingénieur, a été embauché par la Nantaise des Eaux. 


J’avais peut-être un conflit d’intérêts


« Aucune entreprise soumissionnaire n’a porté plainte contre la procédure d’attribution de marché à la Nantaise des eaux parce qu’elle se serait sentie lésée, s’est défendu le paternel le 22 juin, devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Le directeur de la Générale des eaux, si j’en crois certaines indiscrétions, a même déclaré que tout s’était très bien passé ». « Tout », c’est un peu exagéré, l’ancien patron du département l’a d’ailleurs lui-même reconnu, même si c’est du bout des lèvres : « Seul le procureur général de la République a déposé une plainte. J’ignore comment il a su que mon fils travaillait pour une entreprise avec laquelle j’avais peut-être un conflit d’intérêts ». Et Jacques Gillot de l’assurer la main sur le cœur, lors de cette même audition du 22 juin : « Nous avons tout fait dans les règles ».

Pour Jacques Gillot, la DSP confiée à la Nantaise des eaux en 2010 ne pose aucun problème : aucun rapport avec la carrière artistique de son fils. Audition du 22 juin 2021 devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale.


En 2008 toujours, le SIAEAG prend une autre décision : du jour au lendemain, le tarif de revente de l’eau « en gros » aux collectivités territoriales, membres ou pas du syndicat, augmente de 30 %. Une augmentation fatale entraînant le dépeçage progressif du syndicat jusqu’alors tout puissant, qui alimentait en eau 75 % des Guadeloupéens.

Le chant du cygne

Première intercommunalité à réagir, Cap Excellence, à l’origine de la création du SIAEAG, quitte le navire. Le tribunal administratif de Basse-Terre donnera raison en 2014 à la communauté d’agglomération de Pointe-à-Pitre et des Abymes, privant le syndicat de 30 millions d’euros de revenus ! 

En 2014, c’est Capesterre qui fait défection à son tour et rejoint la communauté d’agglomération du grand Sud Caraïbe. Sa présidente Lucette Michaux-Chevry, elle-même confrontée à de gros problèmes de gestion de l’eau dans son bastion électoral, pense alors pouvoir mettre la main sur les captages et usines de production situés sur le territoire d’une municipalité dirigée par un autre maire UMP.  Commence alors un long combat entre la cheffe de file de la droite guadeloupéenne et ses anciens alliés du GUSR, à la tête du SIAEAG, sur la propriété juridique des captages d’eau et des usines de production de Capesterre-Belle-Eau. Le conflit sera en partie tranché par une décision du tribunal administratif en 2019. 

Cherchez le coupable…

Au début des années 2010, la Générale des Eaux Guadeloupe, qui doit se contenter du peu rémunérateur contrat de prestations avec le SIAEAG, s’enfonce dans la crise. Un nouveau logiciel a planté la facturation des clients. Il faudra... deux bonnes années pour régler le problème. Une mauvaise volonté liée à celle de la maison-mère (qui a décidé de quitter l’île antillaise)  ? C’est ce que soupçonnent nombre d’élus.

Quoi qu’il en soit, un accord conclu en 2014 sous la direction du préfet permet à Veolia d’abandonner le SIAEAG à son sort. Au passage, la société privée empoche 14 millions d’euros pour solde de tout compte, alors que le syndicat accepte de ne pas poursuivre en justice son ancien délégataire. C’est au même moment que l’effondrement du système apparaît au grand jour, à l’occasion de la sécheresse qui frappe l’île et provoque une explosion des coupures d’eau. Sans que personne ne sache qui est responsable de la situation.

Mettre la main dessus, n’a rien d’une évidence. Quelles étaient les clauses de la DSP et des avenants au contrat conclus entre les services de l’État, au nom du SIAEAG, et la société privée en matière de modernisation du réseau, au-delà de la simple maintenance ? Les principales infrastructures, notamment le réseau de transport d’eau dans les deux parties de l’île, ayant été construites à la fin des années 1950, il fallait non seulement les entretenir, mais aussi les moderniser.

À l’époque, trois matériaux ont été utilisés, pour les canalisations : essentiellement de la fonte grise mais aussi du PVC, et de l’amiante-ciment. Compte tenu des conditions climatiques et de l’activité sismique de l’île, l’usure a été rapide. 

Un réseau en surtension

Autre problème, au moment de la construction des principales infrastructures, la Guadeloupe comptait quelque 260 000 habitants. Soixante-dix ans plus tard, la population de l’île atteint les 400 000 personnes. Cette forte croissance démographique a généré un développement urbain pour le moins anarchique.

Alors que la population habitait à l’origine en bord de mer ou au pied de la Soufrière, avec le temps des lotissements ont été construits sur les pentes du volcan. Autant de nouveaux quartiers qu’il a fallu raccorder aux réseaux de distribution et d’assainissement.

Piquage direct sur le réseau de transport, extensions de réseaux sauvages, recours à des surpresseurs pour faire remonter l’eau… L’architecture du réseau a été bouleversée, ce qui a accru ses fragilités. Sans négliger les accords passés lors de la construction des réseaux avec certains grands propriétaires fonciers, leur donnant le droit de prélever gratuitement de l’eau contre celui de passer sur leurs terrains…

Devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, tous les acteurs de cette histoire (élus, État, entreprises) se sont renvoyés la balle. Les dirigeants de Veolia et de la Générale des Eaux Guadeloupe ont assuré que la responsabilité d’engager les travaux revenait aux collectivités locales. Les élus ont chargé l’État, affirmant que rien ne pouvait se faire sans qu’il ne donne son autorisation.

 Où est passé l’argent ?

Lors de ces mêmes auditions, Alain Lascary, président de la Confédération syndicale des familles de Guadeloupe, a laissé entendre que des provisions pour travaux avaient été constituées. « Depuis la loi du 2 mars 1982 relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions, soit pendant près de quarante ans, un peu plus de 352 000 abonnés au réseau de distribution d’eau en Guadeloupe ont payé plus de 782 millions d’euros pour entretenir ce réseau aujourd’hui défaillant. Il faut aujourd’hui que les fermiers et opérateurs, mais aussi les acteurs politiques, nous rendent compte de l’emploi de ces millions, dont le mésusage explique nos déboires. Où est passé l’argent ? Qui sont les responsables ? »

Intervention en visio conférence d'Harry Olivier au nom des usagers, lors des auditions de la commission d'enquête , le 8 juin 2021.


D’autres responsables associatifs ont également affirmé, toujours devant la commission d’enquête, que des provisions pour travaux avaient bel et bien été prélevées sur les factures. Joël Beaugendre a même évoqué un rapport rédigé en 1998 évoquant des provisions pour renouvellement, qui auraient donc été constituées.

Extrait de l'audition de l'ex-député Joël Beaugendre, le 8 juin 2021.


Vu l’état actuel des réseaux, les travaux de modernisation n’ont à l’évidence pas été réalisés. Ainsi, le préfet Philippe Gustin a précisé qu’il y avait 8 000 fuites répertoriées au moment de son départ de la Guadeloupe. Aucun audit n’ayant été effectué quand la Générale des Eaux a quitté l’île en 2014, impossible de savoir ce que sont devenues les provisions pour travaux prélevées sur les factures.

Un cauchemar

Plus grave, certaines conduites de transfert d’eau potable ont été progressivement transformées en antennes principales de distribution, avec des prises directes, sans régulation, voire sans stockage... Le feeder Belle-Eau-Cadeau, mais ce n’est pas le seul, ne peut donc plus assurer la pression prévue aux différents points d’accès du réseau de distribution en périodes de pointe de consommation. D’où des coupures, à l’aval du réseau et aux points hauts.

Cette dégradation structurelle du fonctionnement hydraulique du réseau, avec des variations de pression parfois importantes et brutales (« coups de bélier »), a beaucoup contribué à l’augmentation devenue quasiment incontrôlable des casses et des fuites.

Une situation ubuesque et un véritable cauchemar, confirmé par le représentant d’une association d’usagers auditionné par la commission d’enquête parlementaire. « 71 millions d’euros ont été consacrés à des réquisitions et des travaux d’urgence en 2018. Quand la fin des tours d’eau nous a été annoncée pour 2020, nous avons déclaré au préfet qu’une telle promesse n’était pas tenable, pour la simple raison que le plan d’actions prioritaires visait à réparer des fuites en raccordant des bouts de tuyaux neufs à d’autres en mauvais état. Or, lors de la mise sous pression d’un tronçon neuf entre Le Gosier et Sainte-Anne, les anciennes canalisations alentour ont volé en éclats », a expliqué Harry Olivier, le président de la Fédération des associations d’usagers de l’eau de Guadeloupe aux députés.

Intervention en visio conférence d'Harry Olivier au nom des usagers, lors des auditions de la commission d'enquête le 8 juin 2021.


Devant ce champ de ruines, cette gabegie dont ils paient lourdement le prix aujourd’hui, les Guadeloupéens en sont réduits à chercher les responsabilités. Les décisions prises par le SIAEAG en 2008, la protection dont a bénéficié la Générale des Eaux de la part de l’État jusqu’en 2014, et les règlements de compte politiques entre les trois grandes formations de l’île (le PS, l’UMP et le GUSR) ont abouti à l’effondrement d’un système qui était déjà à bout de souffle en 2008. D’autant que la question des infrastructures n’a jamais été une préoccupation pour une très large partie des élus locaux.

De plus, les réformes politico-administratives successives, qui ont abouti au début des années 2010 à la création de six grandes intercommunalités, ont compliqué un peu plus la donne. Des communes, notamment à l’ouest de Basse-Terre, qui ne connaissaient aucun problème dans l’eau sont maintenant impliquées, contre leur volonté, dans la résolution hypothétique d’un désastre dans lequel elles n’ont aucune responsabilité…

Dans un tel contexte, la création d’un syndicat mixte ouvert, supposé succéder au SIAEAG, ne facilite en rien la résolution des problèmes. D’autant que personne ne veut prendre en charge le passif financier du système.

Il est estimé à environ 200 millions d’euros.

Aux robinets des 100 000 Guadeloupéens victimes de coupure, l’eau n’est pas près de couler normalement.

Pour aller plus loin :

Guadeloupe, l’île sans eau, les deux premiers épisodes de l’enquête :

A visionner également : 

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